Le premier qui dit la vérité…

Le premier qui dit la vérité…

La diffusion de l’article intitulé « Coronavirus et nos poumons », signé par le Professeur JOYEUX, a suscité de nombreuses réflexions concernant la personnalité de l’auteur.
Je n’ai aucune affinité particulière avec cette personne, qui s’est exprimée librement. Je ne suis pas en capacité de l’apprécier et n’ai pas la volonté de la défendre.
En y regardant de plus près, je dirais même qu’en considérant le regard politique que nous portons sur notre société, nous sommes assez distants, pour ne pas dire opposés.
Pour autant, lorsqu’un message est pertinent, doit-on le jeter à la poubelle parce que la main qui l’écrit ne nous plaît pas ?
EQUILibre a reçu de nombreux mails déclarant avec force qu’il était dommage que soit relayée la parole d’une personne soi-disant radiée de l’Ordre des médecins.
En fait, ceux-là même qui dénoncent les propos contestables du Professeur JOYEUX se livrent à un discrédit fallacieux. Ils utilisent la méthode qu’ils dénoncent…
En effet, selon nos informations, la radiation du Professeur JOYEUX a été annulée par la chambre disciplinaire de l’Ordre national des médecins..
Mais supposons qu’il ait quand même été radié !
Rappelons-nous le sort réservé au Docteur SEMMELWEISS, ou encore au Docteur Barry J. MARSHALL. Le premier a juste précisé une donnée fondamentale : en matière d’hygiène sanitaire, il convient de se laver les mains, ce que l’on nous rabâche à longueur de journée, mais le docteur SEMMELWEISS a cependant été viré de son académie de médecine pour avoir précisé ce point essentiel. Le second s’est contenté, en dehors de tout protocole méthodologique, de démontrer qu’un ulcère à l’estomac n’avait rien à voir avec la psychologie, mais bien à voir avec une bactérie qu’il venait de découvrir par hasard, une bactérie au doux nom d’Helicobacter pylori. Après avoir été décrié par ses collègues, puis avoir ingéré la bactérie pour en démontrer les effets, il obtient le prix Nobel en 2005…
Question de méthodologie, n’est-ce pas ?
Cette histoire de méthodologie officielle qui ignore l’empirisme, l’observation, l’expérience, nous ramène à la pratique du ferrage des chevaux.
D’un côté ceux qui préconisent le ferrage sans en avoir démontré l’innocuité, et de l’autre, ceux qui en démontrent les ravages mais ne sont pas pris en compte parce que les mandarins de la locomotion équine n’apprécient pas… C’est ainsi que ceux qui n’ont pas démontré l’innocuité de la pratique du ferrage sont considérés. Les autres sont radiés de l’Ordre établi, mis au ban du monde équestre, traités de gourous !
De la même façon, ceux qui n’ont pas démontré l’innocuité de l’alumine dans les vaccins sont reconnus… Mais ceux qui émettent un doute sont taxés d’emmerdeurs, de charlatans.
L’empirisme est une science qui a autant de valeur intrinsèque que tout autre étude. Sans abduction, point de pénicilline !
Nous ferons le bilan après la crise Covid-19, comme nous ferons un jour celui du ferrage.
Nous comprendrons dans quel schéma de réflexion se trouvent ceux qui ont, en pseudo-scientifiques bien normés, mis en danger la vie de leurs contemporains par le refus têtu d’un traitement marseillais non homologué.
Nous comprendrons dans quel schéma de réflexion demeurent ceux qui ont estropié et euthanasié des milliers de chevaux juste parce qu’ils ont suivi bêtement ce que qu’ils ont appris dans les écoles vétérinaires, sans questionnement, sans remise en cause…
Un jour, nous comprendrons que la remise en cause est précisément une modification profonde des schémas de pensée. La méthode institutionnelle empêche de penser. Elle ferme des portes. Elle ne permet pas de déconstruire ce qui nous apparaît abusivement comme étant évident. L’évidence peut nous perturber, nous empêcher de regarder les choses telles qu’elles sont et non telles qu’on nous les a transmises.
Les nombreux médecins qui ont dénigré le docteur SEMMELWEISS ont-ils eu conscience que des milliers de femmes et d’enfants sont décédés juste parce que, bêtement, ils estimaient que le « process » du lavage des mains, simplissime, n’avait pas reçu l’homologation institutionnelle…
Après plus de 45 années passées à étudier la locomotion équine, je comprends que le sujet qui dérange est bien lié à une méthode qui génère un puissant blocage. La pratique du ferrage n’est pas le fruit d’une observation sereine, d’un regard faisant fi de ce consensus suspect en matière scientifique. La persistance actuelle du ferrage est le fruit d’une sclérose mentale portée par des intervenants placés dans l’incapacité de changer de stratégie de réflexion.
Rappelons que le ferrage, largement préconisé par le conventionnel corps médical vétérinaire, n’a jamais reçu la moindre homologation. Sur quelle homologation validée par des essais cliniques randomisés le praticien consensuel, adepte de la norme, s’appuie-t-il ? Aucune ! Cette incohérence ne gêne personne…
Le consensus ne fait pas bon ménage avec la science, et pour en sortir, il convient d’être doté d’une indépendance de pensée et du « courage de vivre au large des écriteaux *».

Pierre ENOFF  10 avril 2020

* Jacques HIGELIN

Retrouver toutes les publications de Pierre ENOFF

Comments (11)

  • on aime ou on aime pas Joyeux mais au moins il a des c…..s ce qui est loin d être le cas de nombreux de ses confrères
    par ailleurs viré ou non du conseil de l’ordre il reste médecin à vie n’en déplaise au dit conseil qui je le rappelle a été créé par Pétain…

  • ioannis Orphanos

    Ola monsieur Enoff, c’est très intéressant l’article du professeur joyeux. Et c’est très bien de l’avoir diffusé. Nous savons que les média officiel sont aux mains de grands groupes financiers. On nous dit ce qu’ils veulent qu’on entende et à leur façon, en nous faisant peur surtout. Au sujet de dressage de chevaux, il serait intéressant que vous regarder sur you tube ou Arte le documentaire sur oscar scarpati, un argentin, tout simplement magnifique, bien à vous. Orphanos ioannis.

  • Perraudin Anne Marie

    Pas de problème, on est bien d’accord ! Bonnes Pâques à vous tous et aux chevaux libres dans leur tête et leurs pieds …..
    Anne Marie.

  • Brillant !!! Ça fait du bien de lire ça !
    Comment des gens peuvent vous suivre sur les chevaux et être aussi rétrogrades quand il s’agit des humains … a méditer
    Belle journée à vous

  • Bravo Pierre,
    Pour cet article, pour cet engagement. Je met en avant :
    « Pour autant, lorsqu’un message est pertinent, doit-on le jeter à la poubelle parce que la main qui l’écrit ne nous plaît pas ? »
    D’une part cela nous montre bien qu’il faut écouter d’autres avis, d’autres points de vue pour arriver à se faire, par soi-même, son opinion.
    Nous avons le droit d’être intelligent, individuellement et collectivement.
    Au plaisir
    Pierre

  • Jacques Boucher

    Bonjour Pierre
    Puisqu’il faut être précis soyons-le jusqu’au bout.
    Concernant le professeur Joyeux il relevait d’une part que six vaccins étaient administrés en une injection, que le prix était multiplié par sept (7), que trois de ceux-ci n’étaient pas obligatoires (50% quand même) et d’autre part qu’ils contenaient comme adjuvant de l’aluminium ce qui pouvait à son sens être dangereux. Comme on n’a pas pu le faire taire sur les trois vaccins non obligatoires ni sur le prix, on l’a attaqué sur son affirmation qu’il y aurait un risque à l’utilisation de l’aluminium.
    Sur ce point l’ordre des médecins l’a fait condamner en juin 2016. L’appel a bien annulé cette décision en juin 2018 mais le Conseil d’État a cassé l’appel en juillet 2019. L’affaire sera dont réexaminée et laisser penser qu’il a définitivement gagné serait une erreur.
    Moi non plus je ne suis pas tout à fait de l’avis du professeur Joyeux (et je serai plutôt opposé à beaucoup de ses idées ce qui nous rapproche tous les deux) mais son message de bon sens sur le coût ne fait pas du cancérologue qu’il est un spécialiste des vaccins.

    Venons-en au ferrage.
    Oui il faut s’opposer aux idées reçues, oui il faut remettre en cause leur(s) fondement(s) quand il n’y a que des affirmations. C’est comme une incantation magique. Rappelons juste que la science c’est de l’empirisme qui cherchait une méthode pour devenir prédictif et reproductif suivant la définition d’Auguste Comte. Il a juste fallu des centaines, des milliers d’années, pour que cette méthode soit mise en place et qu’en cent ans c’est devenu un rempart pour ceux qui ont peur de l’innovation.
    C’est vrai que le “il faut ferrer” et ‘laissons faire la nature” sont aussi des idées qui s’opposent. C’est vrai que vouloir imposer le ferrage sans fondement scientifique, simplement “parce que c’est comme ça qu’on fait”, ça n’a pas de sens. C’est vrai aussi que les chevaux qui vivent dans un environnement naturel n’ont normalement pas de problème et qu’il n’est pas besoin de les ferrer. C’est vrai enfin que ces chevaux peuvent aller sans problème sur la terre, le goudron ou là pierraille sans soucis.
    Et si je le le sais et je l’affirme c’est parce que nous l’avons fait avec tes chevaux en passant les Pyrénées pendant quatre jours par des chemins au milieu de pierres et de cailloux et par des pentes impressionnantes.
    J’ai toujours fait ferrer mon cheval avant et je ne le ferai plus. Ça aussi c’est de l’empirisme puisque j’ai appris en voyant.

    Si j’ai réagi à l’article c’est juste pour dire de faire attention à ne pas prendre comme argument un exemple incomplet. Il porte le flanc à la critique et risque de détruire le fond. Il est si facile de réduire les bonnes idées à cause d’une formulation. Pour le dire autrement et plus factuellement, il m’a fallu arriver à 70 ans pour voir et comprendre que ferrer n’est pas nécessaire et je suis prêt à dire et redire que JE me suis trompé.
    Bonne journée

  • Bonjour
    Oui on juge sans savoir, l’Internet dévié notre façon de penser on se nourrit d’informations.
    Il y a les pro et les anti vaccins.
    L’article du professeur Joyeux est très instructif.
    Bons pieds nus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :