Sécurité Publique : Interdiction du Ferrage des Chevaux.

Pour raison de sécurité publique et de protection de l’enfance,

le ferrage des chevaux doit être interdit.

Lettre Ouverte à Madame La Ministre des Sports

 

Pierre ENOFF

66760 Porta

                           Porta le 23 juillet 2020

 

Madame la Ministre

Ministère de la Jeunesse et des Sports

95 Avenue de France, 75013 Paris

 

 

Madame la Ministre,

 

Issu d’une école d’ingénieur en génie mécanique et gérant d’une structure équine et équestre depuis plus de quarante ans, j’étudie la locomotion équine et le comportement des chevaux.

Vous le savez sans doute, la grande majorité des chevaux destinés à l’équitation sont équipés de fers au bout de leurs doigts.

Mon regard de physicien m’a amené à dénoncer cette atteinte à l’intégrité des chevaux – « êtres vivants doués de sensibilité » selon le nouvel article 515-14 du Code civil –, qui nuit à leur bien-être, dégrade la relation inter-espèces et, surtout, met en danger les pratiquants de tous les sports équestres. Une telle analyse va à l’encontre des recommandations du corps vétérinaire *, dont les mandarins ont tout intérêt à ce que la situation perdure, non seulement parce qu’elle leur permet de multiplier leurs interventions mais aussi parce qu’ils vendent eux-mêmes des fers. Cette corporation est incapable, d’ailleurs, de produire la moindre étude démontrant l’innocuité du ferrage des chevaux. En revanche, de nombreuses études démontrent les altérations physiques et métaboliques provoquées par le ferrage – atrophie du coussinet digital, inhibition du retour veineux, altération de l’extérioception, perturbation du système locomoteur… -.

Toutefois, si l’on devait retenir un seul argument dénonçant le ferrage des chevaux, ce serait celui de la sécurité des cavaliers, au-delà du risque évident qu’une ruade d’un sabot ferré (cf coup de poing américain) bien plus à risque que celle d’un sabot libre.

Nous le savons, la présence de l’orthèse métallique fixée sur l’ongle du cheval ne permet pas son usure « normale » alors que l’ongle pousse bien sûr en continu. De plus, elle modifie la posture du cheval, ce qui n’a rien d’anodin. L’architecture musculo-tendineuse est le premier élément perturbé.

La pousse de l’ongle, sans usure possible en présence du fer, va avoir pour conséquence de réduire la distance entre les points d’attaches du tendon fléchisseur profond. Il va « flotter » entre ces deux points d’attache. Cette situation n’est physiquement pas tenable pour le cheval, un tendon devant être… tendu pour remplir sa fonction. Si les câbles d’un pont suspendu « flottent », le pont s’écroule. Pour ne pas « s’écrouler » et pour compenser le flottement de la partie tendineuse, le cheval « retend » ses tendons en faisant intervenir entre autres les muscles dorsaux.

La permanence de cette intervention anormale entraîne une inflammation puisque que les muscles ne sont pas faits pour travailler sans relâche.

C’est ainsi que le cheval ferré a mal au dos, alors que les chevaux sabots libres ne souffrent pas du dos.

La démonstration est simple : en appuyant avec ses doigts sur les dorsaux, un cheval ferré évite la douleur en se cambrant.

Cette douleur se situe exactement là où nous posons la selle. La conséquence est fâcheuse.

Certaines montures ferrées souffrent en silence, d’autres, ne supportant plus la douleur, « virent » leur cavalier. Ce concept du ferrage, issu de l’époque militaire, envoie de toute façon ses cavaliers au casse-pipe. Comment aujourd’hui pouvons-nous admettre que les institutions en charge de protéger les jeunes cavalières reçues en école d’équitation ou en centre de vacances, acceptent qu’elles soient placées dans des conditions à risques identifiées. Cette situation est intolérable.

S’il fallait un exemple pour illustrer mes propos, sachez que l’école d’équitation de l’agglomération du Grand Poitiers a enregistré, dans le mois suivant le déferrage de ses 40 chevaux, sept fois moins de chutes.

Pour raison de sécurité publique et de protection de l’enfance, le ferrage des chevaux doit être interdit.

Recevez, Madame la Ministre, mes salutations les plus distinguées.

 

Pierre ENOFF

En savoir plus sur le mal de dos des chevaux

* Merci aux rares et précieux vétérinaires qui respectent les impératifs biologiques des chevaux en ne préconisant pas le ferrage.

Comments (61)

  • tous les vétérinaires ne sont pas pourris !!!je confirme cette analyse appuie cette demande dénonçant moi même depuis des années cette mal traitance institutionnelle il faudrait parler aussi l Es maltraitances alimentaires eu égard à la physiologie digestive bien spécifique des équidés

    • François,

      Remarque tout à fait justifiée.
      Vous êtes rares à véritablement vous inscrire dans le respect des impératifs biologiques des chevaux.
      Vous êtes rares et d’autant plus précieux.
      Je porte un renvoi de précision au courrier.

      Merci et partant pour que nous diffusions une publication sur l’alimentation des chevaux.

      Amicalement

  • Bonjour , j espère de tout coeur que votre lettre ne restera pas sans une réponse positive bien sûr VOTRE combat pour le bien etre des chevaux est remarquable .
    Cordialement
    Mme Vassalo Patricia stagiaire chez vous 2013 je crois

  • Bonjour Pierre pouvez vous m’ expliquer le principe que le fer “détend” le tendon flechisseur profond ? Je ne comprends pas la cinématique… Cordialement Yohan

    • Yohan bonjour,

      De par la présence du fer, l’ongle ne pouvant s’user, la pousse, va, surtout au niveau des barres, modifier l’architecture osseuse. – les talons vont monter -. Le point d’attache du fléchisseur sur la troisième phalange va lui aussi monter. La distance des points d’attache va être ainsi réduite, ce qui provoque le “flottement” du tendon.
      En empêchant l’usure normale de la paroi, la structure osseuse du doigt est perturbée. Ce phénomène implique une perturbation spatiale de l’ensemble tendineux, principalement du fléchisseur.

  • Philippe Gerard

    Je soutiens totalement cette démarche, a laquelle je souscrit totalement pour mes chevaux personnels ainsi qu a travers mon enseignement de l equitation éthologique ainsi que dans mes écrits (articles dans la presse spécialisée) et livres (9 sur les equides). Un combat analogue s impose d ailleurs contre le maintien en box.

  • Et pour les chevaux à pieds plats on fait quoi et ceux nécessitant une ferrure orthopédique on fait quoi. Je pense qu’il est aussi nécessaire de laisser aux gens le choix de choisir.
    J’ai 2 chevaux 1 non ferré et 1 vieux ayant besoin d’une ferrure orthopédique
    Financièrement parlant je m’en passerai
    bien. Article intéressant cependant on ne change pas les aombs d’un vieux comme cela. Chevaux non ferrés pas toujours possible selon les cas.
    Au lieu d’écrire aux ministres des sports et d’essayer d’imposer votre souhait aux autres ce qui devient une dictature. Laissez chacun faire au mieux

    • Emilie,
      Merci pour votre commentaire.
      Vous vous posez la question en ce qui concerne les diverses pathologie liées aux sabots. nous les traitons sans la pose d’une orthèse rigide. je vous renvoie au paragraphe concernant les fers dits “orthopédiques” du memento impertinent. https://equi-libre.fr/medias-et-actualites/le-memento-impertinent/#orthopediques
      La vrai dictature c’est celle qui impose ces pratiques traditionnelles telle que le ferrage qui n’a qu’une justification militaire du temps passé mais toujours pas de justification scientifique.
      En matière de locomotion équine, chacun ne fera au mieux qu’en ayant acquis les bases du mouvement qui ne supporte pas la rigidité du fer !
      Merci de votre confiance.

  • Je parle de pathologie telle l eparvin n’est pas un problème de sabot et un ferrage orthopédique aidera. Je trouve quand même culotté que vous écriviez aux ministre des sport. Mon cheval celui qui est ferré n’a jamais trébuché. Je ne suis tombé qu’a nos debuts.
    Vous avez des points valables mais d autres non. Et je trouve un peu culotté que vous écriviez à la ministre des sport pour changer la vie de tout le monde dont ceux ne partageant pas vos idées

    • Emilie,
      Merci pour votre commentaire.
      Ne trouvez vous pas “un peu culotté” de planter des clous dans un animal ?
      Ne trouvez vous pas un peu culotté de taire l’origine de tous ces accidents du au mal de dos des chevaux ?
      Le ferrage orthopédique n’a rien d’orthopédique. Comment en fixant un morceau de fé
      raille sur un ongle peut-on dire que l’on fait de l’orthopédie. Le cheval ne se réceptionne pas sur son ongle, mais bien sur son coussinet digital protégé par l’ensemble fourchette et glomes.
      Cordialement

  • Monsieur,
    J’ai parcouru avec attention vos idées ainsi que vos arguments. Ces derniers sont parfois bons, parfois pas.
    Vous développez certains éléments liés à la biomécanique du pied. Vous restez cependant très “vague” et très peu précis sur les arguments anatomiques de vos propos. Exemple “perturbation spatial de l’ensemble tendineux”…. plus vague…on ne peut pas… . De même pour vos dires “mal de dos sensible au poser du doigt en zone dorsale de la selle”…. une hérésie.
    Je respecte votre position, qui dans certains cas peut se défendre. Je vous invite cependant à étayer vos propos.
    Vous parler du terme “orthopédie” , mais que connaissez vous à propos de cette discipline tant en médecine et chirurgie humaine qu’en médecine et chirurgie vétérinaire ? Etes vous médecin? chirurgien ? vétérinaire ? Vos prétentions “issu d’une école d’ingénieur en génie mécanique” ne que peu de crédit à vos propos; êtes vous un ingénieur diplômé ? de quelle Ecole ? quelle année? avez vous des compétences et une formation en biomécanique ? en orthopédie ? Peut-être que oui, mais encore une fois, étayez donc vos propos en vous appuyant sur des bases scientifiques claires et précises.
    Si, pour certaines situations (assez nombreuses il est vrai), le ferrage n’est pas nécessaire, je crois qu’il est malvenue de prendre position de façon générale et unilatérale. Entourez vous d’avis clairs, précis, argumentés et documentés.
    Si je me permets de vous répondre, c’est parce que je crois être qualifié pour le faire: je suis médecin chirurgien orthopédique humain ET vétérinaire pratiquant l’orthopédie régulièrement au moyen de l’ensemble des moyens dont nous disposons. Permettez moi cependant de conserver une petite part d’anonymat afin de ne pas être mêlé trop vite à la grosse toile de coton que vous semblez vouloir tisser sur le sujet.
    Cdt,

    • Michel,
      Dommage que vous n’ayez le capacité d’assumer votre identité, alors que dans un élan soutenu vous demandez à ce que j’affirme la mienne en l’étayant sur les connaissances des lois physiques qui régissent le sujet qui nous intéresse, la locomotion.

      Tout aussi paradoxal de vouloir participer au débat, à l’échange, tout en ne souhaitant pas y “être mêlé”? Nous avons tous nos contradictions…
      Restons donc sur cet anonymat et cette fausse pudeur, seul le message mérite notre attention.
      Il est toujours surprenant de constater que des professionnels ne soient pas alertés par le fait qu’en matière “d’orthopédie équine”, la pose d’un bout de fer sur un ongle soit la règle incontournable. Sérieusement, pensez vous qu’il soit possible d’améliorer la locomotion d’un individu en lui fixant une orthèse métallique rigide sur son ongle. Nul besoin d’être un fin observateur pour comprendre que ce dispositif n’a pas de sens.
      La nature a mis des millions d’années pour réduire la masse en bout de membre par la réduction drastique du nombre de doigts pour réduire le moment, et l’humain fait de “l’orthopédie” en multipliant par cinq cette masse en bout de membre ?!? Orthopédie dites vous…

      Quand à l’hérésie que vous dénoncez, je ne peux que confirmer qu’avec la seule pression des doigts sur le dos d’un cheval ferré, le dos s’affaisse pour éviter la douleur. Je renouvelle régulièrement cette démonstration, malheureusement pour ces chevaux.

      Cordialement.

    • Un grand merci Monsieur pour votre commentaire!
      Que de flous et de beaux mots dans la lettre de Pierre Enoff, qui n’étaye en rien ses propos avec des éléments scientifiques.
      Je suis partisane du pied nu…. quand cela est possible et croyez moi, les maréchaux et les vétérinaires ont assez de boulot ( notamment pour soulager des chevaux massacrés par certains “pédicures” équins) sans avoir besoin de préconiser une ferrure à des chevaux n’en ayant pas besoin!!
      Laissons les vrais professionnels juger de la nécessité ou non de ferrer un cheval et surtout, un vrai cavalier est à l’écoute de son cheval et saura bien voir si son cheval est mieux pieds nus ou pieds ferrés…. Chaque cheval est différent!

      • Un « vrai » professionnel? Vous voulez dire ceux qui retransmettront ce qu’ils ont appris dans le questionner? Parce que savez vous que ces « vrais » professionnels sont pieds et mains liés par leur ordre et risquent d’être radiés s’ils ose t émettent des avis contraires ou pratiquer de façon différente …
        Moi ce qui me choque dans tous ces commentaires c’est juste la bêtise humaine qui prétend vouloir corriger la nature, comme si elle était mal faite… Et pire elle a réussi à convaincre les gens que c’était pour le bien des chevaux. Pardon Madame mais nul besoin d’être « vrai » pour avoir juste du bons sens En fait ce serait même plutôt le contraire…

  • Bonjour

    Est ce que les chevaux ont le choix ? Si l homme lui impose , le mors , les fers , le boxe ?
    Chut …écoute ;
    le silence des chevaux…qui fait résonance en toi , et tu auras la réponse

    Pierre , j ai vécu , 4 transhumances, et je me suis libérée de tas de bloquages , grâce , à des chevaux, libres, sans contraintes!

    Bon vent …et merci pour ce partage
    de différents avis .
    Lydie

  • Bonjour,
    Vieille cavalière mais surtout vieille amoureuse des chevaux plus que des cavaliers ! Bravo pour vos propos mais ne pensez-vous pas que le ferrage des chevaux est lié, avant tout, à des motivations économiques ?
    J’ai observé qu’avec la soi-disante « démocratisation » de l’équitation, le cheval devenait un esclave et un faire-valoir pour ses adeptes….Comment apprendre aux jeunes cavaliers et aux nouveaux moniteurs d’équitation le minimum sur la connaissance, sur les vrais besoins de cet animal et sur sa souffrance ?
    Merci pour votre aide précieuse.

    • Merci à vous pour votre pertinent témoignage.
      Motivations économiques dites vous ? Sans nul doute, mais aussi nous constatons que le ferrage des chevaux, par un souci d’appartenance à un groupe, s’impose au détriment du sens. La pratique du ferrage prend le pas sur le sens. Cette pratique traditionnelle engourdit toute réflexion. Ferrer les chevaux, c’est appartenir au groupe, au monde équestre…
      Très cordialement

  • jean-marc frech

    bravo pour votre bravoure mais expliquer à une ministre des sports la bonne conduite à tenir est d’avance cause perdue , autant demander à un âne de passer une flaque d’eau; bon courage et de tout coeur avec vous

  • Pierre, tu le sais, je partage complètement ton raisonnement qui n’est d’ailleurs pas exclusivement le tien, mais aussi celui des professionnels qui se préoccupent d’abord du bien-être animal. Mais d’autres qui ont peur de voir leurs sources de revenus s’effondrer, lorsque celles-ci sont basées sur des soins récurrents qu’ils veulent pérenniser, seront toujours opposés à rapprocher l’animal de son contexte naturel de vie et tu les trouveras en travers de ta route, tu les dérange. Alors oui, les chevaux élevés sans fers dès leur jeune âge, qui se “font les pieds” parce que plus libres de leurs mouvements que ne l’autorise un boxe, sont assurément plus sûrs et biens dans leurs têtes. Cependant, je suis perplexe à propos de la lettre que tu as écrite tant le lobbying de tous les intermédiaires que cette situation engraisse est prépondérant. De plus, dans trop d’écuries les chevaux sont enfermés dans des boxes au sol trop humide et acide et l’ongle fragilisé par cette macération semble donner raison aux partisans du ferrage. C’est donc tout le contexte de vie du cheval qu’il faudrait revoir, vaste programme, mais ceux qui l’ont fait s’en félicitent.

  • Walburg de Vernisy

    Pierre Enoff, bravo. Depuis une vingtaines d’années, les chevaux dans mon écurie vivent sans fer. Nous faisons l’equitation Dressage, obstacle et promenades en forêt, les chevaux vivent dans des grands prés, tous ensemble. Nourriture orge et avoine germé, en petites quantités, pas de nourriture industrielle, herbe et et très bon foin comme nourriture principale. Au grand dam des vétérinaires, jamais des chevaux malades. Vermifuge s’il y a des vers, il y a des chevaux qui n’en ont que très rarement, d’autres jamais. Une coproscopie fait juge. Non à la sur-vaccination. Nos chevaux meurent vers leurs 35 ans. Et en beauté.

  • Bonjour
    Je suis d’accord avec vous sur l’aspect physique et les contraintes parfois douloureuses en conséquence.
    Mes chevaux Vivent au pré et travaillent sur sable.
    Mais il y a des chevaux plus sensibles des pieds et qui pataugent au box. Pour ceux là vous faites quoi?
    Merci de votre action en tous cas car c’est en bougeant qu on avance

    • Gilles,
      Merci pour votre appréciation.
      En ce qui concerne les chevaux enfermés dans un box. Est ce vraiment la place d’un cheval que d’être en cage ?
      Vous l’avez compris, en ce qui concerne les respect des chevaux, la mutation sera lente tant nous partons de loin.
      Cordialement.

  • je rêve de pieds nus pour ma jument ! J’en ai fait l’essai durant 5 mois. 4 mois et 3 semaines sans encombres, un parage régulier, un entretien soigneux de ses pieds (comme je fais toujours). Et puis les sols se sont asséchés à l’approche de l’été. Ses pieds se sont raccourcis à vue d’oeil. En 48 heures, elle était totalement boiteuse, sans même avoir travaillé. Nous avons dû rechausser en urgence !

  • Bonjour Pierre
    Je ne suis pas d’accord avec tous vos arguments (Anatomie du pied et diagnostic /cause des dorsalgie notamment), ils nécessiteraient d’être étayer et nuancer beaucoup plus longuement mais je ne rentrerai pas dans ses débats….
    Je me permets de commenter car le fond de votre lettre m’attriste beaucoup. Je suis vétérinaire, je ne vends pas de fers ! Mon conjoint est maréchal et bon nombre de ses poneys de clubs sont pieds nus. Il faut toujours et encore que nous soyons pointer du doigt, pris pour cible et designés coupable, accusés de vouloir nous enrichir. J’ai fait véto pour soigner… Pas pour me faire du blé !!! Nous ne faisons que répondre à la demande des cavaliers ! Pas plus tard que cette semaine (et nous ne sommes que mardi !), j’entends un cavalier engagé une jument sur une course d’endurance alors qu’elle a pouliné très récemment… Un autre engagé son cheval sur un cross alors qu’il est extrêmement amyotrophié et qu’il m’avait demandé quelques jours avant de chercher la cause sauf que les résultats que je lui apporte ne semble pas lui convenir… Comment voulez vous ? Pensez vous que c’est respecter la biologie du cheval ça ?
    En tant que véto, sachez que je suis fatiguée. Fatiguée d’endosser des responsabilités qui ne m’incombent pas, de voir des neo-eleveurs faire n’importe quoi avec leurs poulinières et les poulains, fatiguée de dire aux cavaliers que le cheval a besoin repos pour cicatriser voire d’une retraite et qu’on me demande d’infiltrer pour gagner une saison, fatiguée de faire des visites d’achat pour des gens qui n’ont en tête que la performance, qu’importe le prix à payer pour le cheval, ou de voir dans les yeux de certains chevaux tant de résilience. J’aime les chevaux. Je pense que certains ont besoin de leur fers car c’est un confort à leur apporter face aux contraintes que va leur imposer leur carrière sportive (et faire le larbin pour des mômes qui passer 1h a faire du tape cul sur son dos c’est aussi du sport, et vous pouvez difficilement prétendre que cela ne se produit pas cher vous…) (Au passage je vous encourage à aller faire un footing pied nus… Ca va vous demander un peu de temps, et pourtant vous n’êtes pas né avec des baskets aux pieds).
    Si vous voulez être cohérent alors ne pointer pas que les vétos et marechaux, même si certains profitent allègrement du système, la grande majorité fait ça par amour du cheval avec les moyens qu’on nous donne et les données scientifiques à notre portée (possiblement déformées par quelques lobbyistes, comme dans tout domaine, nous sommes d’accord mais qui nous dépassent totalement). Il serait tout aussi salvateur (si ce n’est plus judicieux) de chercher du côté de l’équitation, la façon dont on enseigne, comment sont traités les chevaux et l’argent que beaucoup de font sans aucun scrupules, ni du cheval, ni du cavalier !
    Cordialement

    • M.
      Dans un premier temps ce que nous devons noter c’est votre souci d’anonymat. Vous n’êtes pas la première, sur cette même page, à ne pas être en capacité d’assumer votre identité. Dans quel monde équestre vivons nous ?!? L’expression libre est devenue impossible !
      La comparaison entre sabots libres et nos propres pieds nus n’est pas originale. Le port de chaussures modifie notre propre locomotion. Ce que nous devons observer, c’est que le corps vétérinaire n’a, en majorité, un déficit de connaissance en matière des lois physiques qui régissent le mouvement, la biomécanique, la locomotion équine. Que les propriétaires ignorent ces lois qui régissent le mouvement, passe encore, mais que les professionnels du monde équestre soient en déficit de savoir c’est plus grave. Aujourd’hui nous avons tous accès au savoir en piochant avec attention sur internet. Vétérinaires ne pleurez pas. Informez vos clients. Il y a quelques années j’ai adressé une lettre ouverte à votre conseil de l’ordre… sans réponse! Vous dites aimer les chevaux, réagissez !!! lettre ouverte aux vétérinaires : https://equi-libre.fr/2019/05/lettre-aux-veterinaires/

      Cordialement

    • Merci Docteur,
      Propriétaire de centre équestre, au maximum à l’écoute de mes chevaux d’instruction qui vivent en troupeau et pour beaucoup pieds nu… S’ils le supportent…mais qui ont chacun un box ou une stalle pour manger tranquillement et si besoin se mettre à l’abris après le travail sans se retrouver l’hiver dehors, au froid et trempés de sueur.
      Je vous remercie infiniment pour votre témoignage, merci à vous vétérinaires et marechaux qui répondez présents quand nos chevaux sont malades ou blessés, qui versez une larme avec empathie quand nous prenons la décision finale et si difficile…
      C’est tellement facile de vous critiquer!
      Et il me semble que nous vivons dans un pays où chacun est libre de s’exprimer et de garder ou non l’anonymat…
      MERCI pour votre temoignage

      • Agnès,

        Pas question pour moi de contester le désir d’anonymat. Chacun et libre en effet, toutefois nous pouvons constater que sur ce sujet particulier du ferrage assumer son identité, son regard sur la problématique que pose le ferrage est délicat. Pourquoi ? Parce que nous comprenons aujourd’hui que le ferrage génère de graves pathologies ce qui va à contre sens de la mission du corps vétérinaire !

  • Encore interdire ! supprimer les fers par principe serait une bêtise. Même en course et en dressage il y a des chevaux déferrés devant et où derrière.
    En course ça doit être mentionné sur les listes de partants.

    Pouvoir le faire est une chose en faire une règle une autre.
    La décision revient au propriétaire qui doit toujours prendre l’avis du vétérinaire et du maréchal dans l’intérêt du cheval dont la locomotion témoignera de l’utilité ou non. Et si la décision est prise d’enlever ou de remettre être très vigilant sur cette locomotion du cheval (régularité, souplesse, ..).
    On ne courre pas nus pieds sans risques ! Cela s’applique aussi à la mise au pré.

    Quant à la suppression des fers par principe : grotesque. A moins que l’on désire refaire du « meilleur ami de l’homme » le cheval un élément de décoration, comme chats, chiens et oiseaux. Grotesque à moins que ça ne soit un bobard pour voir …
    AF

  • Ma jument si elle n’a pas de fer se bouffe la corne jusqu’à avoir un moignon tellement elle est hyperactive. Elle a les pieds blancs et a toujours eu une corne fragile. Si je la defère en 6 mois on peut l’euthanasier. J’ai essayé plusieurs fois de la déférer mais au bout de 4 mois il a fallu remettre des fers et c’était in extremis. J’ai la chance d’avoir de grands parcs. Donc suivant votre logique je dois la déférer et l’enfermer dans un box pour ne pas qu’elle use sa corne en excès ? C’est n’importe quoi. Je préfère un cheval ferré qui vit au grand air qu’un cheval déféré que l’on est obligé de séquestrer pour ne pas qu’il s’use la corne. De plus, je pratique la randonnée Et je suis dans une région très caillouteuse, donc si mes chevaux sont ferés c’est pour ne pas soufrire sur les cailloux. Car quoi que l’on dise à part les chevaux hyper rustiques avec une super corne, ben les chevaux de sport eux ont bien souvent du mal à supporter les cailloux et le fer est un confort pour eux. Mais là c’est à cause de la génétique vu qu’ils n’ont pas été élevés pour ça.

  • Hervé de la REBIERE de POUYADE

    Monsieur,
    Il me semble que la meilleure solution est de fermer les centres équestres, les écuries, les élevages et toutes structures en rapport avec l’équitation. Le cheval n’est pas fait pour être monté. Il n’est donc pas fait pour faire des acrobaties dans les épreuves sportives, ni dans les spectacles, ni dans les académies, ni chez les éthologues.
    Laissez-les en liberté dans la nature sans clôtures contraignantes loin de l’homme dont ils n’ont que faire.
    Logique, non……!!!!!!

    • Monsieur,
      Merci de nous livrer votre analyse.
      Si nous suivons votre logique, comme le cheval nous laisse monter sur son dos cela nous autorise à faire n’importe quoi – le ferrer, l’isoler, mal le nourrir, lui mettre un mord -… Belle mentalité !!! Je vous propose plutôt d’instaurer une relation inter espèce respectueuse et épanouissante pour les deux espèces ! Ca ne vous tente pas ?

      • Hervé de la REBIERE de POUYADE

        Nous ne sommes autorisés en aucune manière a faire n’importe quoi sur son dos. Si il se laisse monter et “dresser” ou “éduquer” ou “collaborer”…. celà est dû a une domination physique ou psychologique que nous lui IMPOSONS sans son accord.
        Alors, il me semble que votre relation inter espèce respectueuse(évidente vis à vis du cheval) et épanouissante ne soit épanouissante que pour vous. Votre cheval n’en a cure. Sa philosophie de vie de résume a: manger, dormir, se rouler…!!!
        Cordialement.

        • Hervé,

          Vous avez raison l’équation stricte du cheval est manger pour marcher et marcher pour manger.

          Convenez que nous faisons n’importe quoi avec les chevaux si ce n’est que l’enfermer dans une cage !
          Convenez aussi que si le cheval ne voulait absolument pas que nous montions sur son dos, il a les moyens de nous le faire savoir. Trop souvent, c’est vrai le cheval accepte et tombe malade au lieu de se rebeller.
          Il y a des millions de relations inter espèces. Celle qui nous concerne doit avoir pour limite le respect de l’intégrité physique et mentale des deux espèces. N’ayant pas de cerveau de cheval, il m’est impossible de savoir si le cheval tire du positif de notre relation. Je me limite de constater, d’observer. Si une relation inter espèce, voire intra espèce s’exerce au détriment d’un des deux individus, effectivement nous sommes devant une problématique. Comment connaitre l’exact ressenti du cheval ? Comment savoir quel type de ressenti a l’oiseau “grand indicateur” lorsqu’il entretient une relation inter espèce avec les chasseurs de miel pour pouvoir manger la cire d’abeille ? Qui impose quoi ?
          Essayons juste de ne pas pénaliser le cheval avec des dispositifs handicapants… N’en rajoutons pas !

          Cordialement

  • Bonjour,
    Pourquoi vouloir interdire ?
    Votre vision est donc la meilleure, la bonne celle qu’il faut appliquer ?
    Pourquoi ?
    Dans vos commentaires je ne lis que mépris envers les cavaliers qui ferrent leurs chevaux , qui ni connaissent rien .
    Votre expérience vous amène à cette conclusion.
    La mienne, à m’interroger sur vos convictions profondes ?
    J’ai vu des pseudos spécialistes des pieds venir chez moi avec des chevaux dans un état lamentable..
    Est ce votre cas ?, je ne sais pas et cela ne m’intéresse pas.
    Votre lettre et vos arguments, je pense ,n’apporte rien à votre cause. Ce n’est pas en insinuant que vous avez raison et les autres torts que tout cela évoluera.
    Laissez à chacun le droit de choisir , de comprendre et de chercher par soi même .

  • LE GUILLOUX MIRIEL CORINNE

    Bonjour Pierre,

    Oui il faut continuer ce combat, les chevaux le méritent immensément

    Vous nous permis de sauver nos chevaux qui vivent très heureux et sans douleurs, ni fatigue depuis notre visite chez vous et votre formation si riche
    Un grand merci

    Que nos gouvernants prennent de la sagesse et aient plus d’amour pour ces êtres d’exception.

    Merci

  • Hervé de la REBIERE de POUYADE

    Nous ne sommes autorisés en aucune manière a faire n’importe quoi sur son dos. Si il se laisse monter et “dresser” ou “éduquer” ou “collaborer”…. celà est dû a une domination physique ou psychologique que nous lui IMPOSONS sans son accord.
    Alors, il me semble que votre relation inter espèce respectueuse(évidente vis à vis du cheval) et épanouissante ne soit épanouissante que pour vous. Votre cheval n’en a cure. Sa philosophie de vie de résume a: manger, dormir, se rouler…!!!
    Cordialement.

  • Je suis vétérinaire équin et particulièrement sensible au bien-être des chevaux de loisir, de sport et de course que je côtoie quotidiennement dans l’Orne.
    Je défends nombreuses positions concernant l’accès à une herbe et un fourrage de qualité, la limitation de l’apport de concentrés amidonnés, la vie en groupe dans une pâture spacieuse, la condamnation des actes de maltraitance.
    Néanmoins je n’arrive pas à être convaincue du bien-fondé d’un déferrage généralisé, malgré une formation en pathologie locomotrice et une activité majoritairement en orthopédie. L’espèce équine a évolué. Un galopeur courant à Longchamp sans fer glisse. Certaines poulinières pur-sangs ne peuvent rester déferrées au pré sans souffrir de seimes ou abcès de pied. Les trotteurs courant déferrés perdent 1 à 2 mm de hauteur de paroi par course sur piste sablée ferme et abrasive. Nombreux sont les chevaux de CSO qui sont raccourcis voire qui rechignent à sauter sans fers, parce qu’ils ont les pieds plats, un défaut d’aplomb ou une lésion podotrochleaire. Et je n’oublie pas les chevaux de balade qui recherchent toujours les bordures enherbées pour soulager leurs pieds. L’immense majorité des professionnels que je côtoie quotidiennement sont des passionnés et amoureux de leur chevaux. Ferrer correctement et régulièrement leur chevaux est pour eux un gage de bien-être et de respect de leur animaux.

    • Muriel,

      Merci d’avoir pris le temps de commenter.

      Vous faites plusieurs observations que nous allons analyser une à une pour vous aider à être convaincu du bien-fondé d’un déferrage généralisé.

      En préambule, il est important de noter que nous faisons une analyse “à l’envers”. En fait ce qui devrait être apporté comme élément premier ce sont des études qui montrent l’innocuité du ferrage. Ces études n’existent pas, tant l’apriori ferrage est installée comme une évidence. “Un cheval doit être ferré pour assuré son bien être”. En terme de locomotion équine, ce postulat est culturel mais certainement pas scientifique !

      Prenons le premier argument que vous présentez : “L’espèce équine a évolué”. Nous serions donc passé en quelques milliers d’années de “Equus Cabalus” à “Equus Ferus cloutus”. Biologiquement cela ne tient pas. Répétons le, l’évolution a mis des millions d’années pour réduire le moment en bout de membre en réduisant la masse par supression des plusieurs doigts pour finir sur un seul, et vous multipliez cette masse par cinq en fixant une orthèse métallique au bout du doigt…
      Les conditions de vie des chevaux ont changé, pas les bases de la locomotion de l’espèce. Par exemple l’atrophie du coussinet digital est la conséquence du ferrage mais pas une modification génétique. Un cheval déferré et suivi convenablement retrouve un coussinet digital performant.

      “Un galopeur courant à longchamp sans fer glisse”. Le règlement interdit aux galopeurs de courir sabots libres ! A l’aide de caméras rapides permettant des ralentis, nous observons que les chevaux sabots libres glissent moins que les chevaux ferrés. Deux explications majeures : -1- la surface d’appui d’un cheval pieds est la fourchette. Surface réduite pression maxi au cm2. Ferré la surface est augmentée donc la pression au cm2 est diminuée et en conséquence l’adhérence pénalisée. -2- L’ongle, la paroi est un capteur sensoriel qui vibre à des fréquences différentes suivant la nature du substrat et la qualité de l’appui. En présence du fer qui vibre à fréquence unique – env 800 hz – ce capteur est inhibé. L’absence d’information rend “sourd” le cheval. L’humain croit avoir protégé le sabot alors qu’il a rendu le cheval insensible.

      “Les juments ne peuvent rester déferrées”. Avec cette réflexion, Nous avons l’exemple type de l’inversion des valeurs. Il convient de se poser la question des perturbation post déferrage, nous sommes dans une situation post traumatique. Les chevaux sont souvent ferrés avant la fin de leur croissance qui se situe vers l’âge de 7 ans. Cette pratique n’est pas sans conséquence. Je vous renvoie à cet article : https://equi-libre.fr/2019/08/sabot-cheval/

      “Les trotteurs courant déferrés perdent 1 à 2 mm de hauteur de paroi par course…” Avec cette observation nous constatons que votre inquiétude en terme de locomotion est la paroi. Cette inquiétude vient du fait qu’en ferrant les chevaux vous êtes persuadée que les chevaux se déplacent sur leurs ongles. Ceci est un contre sens scientifique majeur ! Le cheval se déplace sur son coussinet digital protégé par l’ensemble fourchette et glomes !. Aucun individu sur cette planète ne se déplace sur ses ongles sauf le cheval ferré par l’humain…

      “Nombreux sont les chevaux de CSO…”. Concernant ce point contentons nous de préciser que le numéro un français en CSO monte une jument sabots libres…

      “Pieds plats, un défaut d’aplomb ou une lésion podotrochleaire…” A ce point , je vous invite gracieusement à une des formations que je dispense ! Pour les aplombs je vous laisse découvrir la définition dans le memento impertinent https://equi-libre.fr/medias-et-actualites/le-memento-impertinent/. Pour les pieds plats, ce n’est autre qu’un manque d’entretien conforme, et la liaison que vous appelé “podotrochléaire” qui est plus précisément digitotrochléaire puisque vous en conviendrez la perturbation du sésamoïde en question se situe au niveau du doigt. Avant de traiter les effets comme vous le souhaitez, il convient de définir les causes du désordre. Depuis plus de quarante ans les chevaux d’EQUILibre sabots libres n’ont jamais eu ces pathologies.

      « Les chevaux en balade… ». Oui les chevaux sabots libres choisissent le substrat le plus adapté. Ils sont sensibles à la qualité de leurs appuis. Comme expliqué plus haut , en présence du fer le cheval ne sait plus sur quoi il se déplace son capteur étant inhibé. https://equi-libre.fr/chevaux/equilibre-vs-saumur-1/

      Excusez la longueur de mon message.
      Très cordialement et peut être à bientôt sur un de mes stages ou conférences.

  • je suis effarée par vos propos… “La pousse de l’ongle, sans usure possible en présence du fer, va avoir pour conséquence de réduire la distance ent” mais un cheval ferré ne l’est pas pour la vie. Un fer s’use et doit être changé régulièrement. en le changeant le maréchal pare le pied et coupe la corne qui aura poussé avant de remettre un fer. oui un cheval peu vivre pied nu.. mais peu de chevaux le pourront… en effet vous ne parler que des chevaux de loisirs.. mais pensez vous à ceux qui ont besoin de fer parce que justement leur corne s’use trop vite, parce qu’ils ont une corne fragile, parce qu’ils ont une pathologie qui ne peut etre soulagée que par un fer, parce qu’ils ne sont pas ferré ils vont bientôt ne plus avoir de corne et qu’en les ferrant on protège leur pieds… avez vous tenté de marcher pied nu toute votre vie et dans toutes les circonstances et sur tous les terrains ? comment allez vous expliquer à une personne qui utilise un cheval pour débarder en foret ou pratiquer l’agriculture traditionnelle à laquelle il croit avec des chevaux nus pieds ? comment allez vous expliquer à un maire ou une collectivité qui utilise les chevaux pour les transports ou la collecte des déchets de ne pas ferrer ses chevaux et donc d’utiliser un camion ou un bus? mon père était maréchal ferrant et il a ferré et paré des milliers de chevaux de toutes conditions et de toutes utilisations, d’âne et même des bœufs oui oui ça se faisait et ça se fait encore… il en a sauvé par qu’ils étaient fourbu, il en a redressé parce qu’ils étaient nés “tordus”… alors on laisse mourir ou on euthanasie tous ceux qui souffrent des pieds ou qui sont nés avec une anomalie ?? il ne restera que les biens portants .. mais qu’en fera t on ?? plus de club équestre, plus de cheval de loisir, plus de cheval de trait, plus de cheval de courses… alors autant commencer maintenant pas rayer la race équine de la planète…

    • H.
      Merci pour votre témoignage qui est emprunt d’une filiation. Mais nous ne sommes pas sur cette page pour évaluer l’amour que vous portez à votre père et à son activité. Nous n’allons pas ici reprendre les nombreuses conséquences néfastes du ferrage des chevaux. Je vous invite à consulter les nombreuses publications qui traitent du sujet. Bonne journée.

    • Fernandez bonjour,

      Ce n’est pas en exprimant votre mépris, en insultant, que par enchantement les bases de la locomotion vont changer. Le niveau de votre message signe cruellement votre manque d’argument !

  • Fabienne Kutten

    Bonjour,
    Et pour les chevaux d’attelage ? Avec le véhicule derrière il n’est pas toujours possible de laisser le cheval utiliser la banquette enherbée sans danger.
    Est ce que les sandales ou autres chaussures seraient un substitut occasionnel convenable ? Et dans ce cas lesquelles parce que là, c’est compliqué pour que la locomotion soit respectée et qu’elles restent au pieds.

    • Fabienne bonjour,
      Nous suivons des chevaux d’attelage qui sont sabots libres sans problème particulier. La qualité du coussinet digital doit être conforme au substrat sur lequel vous souhaitez vous déplacer. Les “sandales” sont utilisées par les impatients. Plus sérieux et adapté est de préparer les structures en fonction du sol sur lequel vous allez faire déplacer le cheval. La surface réduire de la fourchette, élément protecteur du coussinet digital, garantie l’adhérence – Petite surface de la fourchette = grande pression au cm2 -.

  • M. Enoff
    Merci pour vos démonstrations.
    Je suis d’accord avec le fait que le déferrage peut avoir un effet positif sur la biomecanique locomotrice. Quand ALIBI DE LA ROQUE saute un GP 5etoiles sans ses fers, il est plus rapide au sol et l’inertie de ses pieds est bien moins marquée qu avec des aciers/plaques/silicone de 450g. Quand TIMOKO remportait des groupes 1 déferrés des 4, c’est aussi parce qu’il répétait d’avantage ses foulées et levait les pieds moins haut. Les entraîneurs de trotteurs aimeraient bien déferrer leurs chevaux à chaque course mais ils ne peuvent pas : d’abord parce que le règlement l’interdit sur les jeunes pour des raisons de bien-être animal et ensuite parce que déferré trop souvent, l’athlète a mal à la sole voire à la troisième phalange (cas de contusions osseuses et de fêlures/fractures augmentés depuis la généralisation du déferrage).
    Je pense que le déferrage en compétition nécessite une préparation de plusieurs mois, il doit être utilisé à bon escient et avec parcimonie sur des sujets qui ont naturellement de bons pieds et travaillent sur des sols souples.
    Bien sûr les avis de chacun sont défendables et fort intéressants à lire et c’est tout l’intérêt de votre forum. Et merci de donner l’occasion à tous d’argumenter sur un thème compliqué mais passionnant!

  • Ce qui m’effraie dans votre discours c’est que vous ne remettez absolument pas en question le principe de la compétition qui n’est pas pour le bien être animal… Ce ne sont pas des jeux sur lesquels on doit mettre des fers pour faire avec eux son divertissement Ce sont des etres vivants qui ont le droit de ne pas subir des prothèses nocives pour jouer avec…

    • Thierry,
      Merci pour votre commentaire. Mais pour quelle raison vous n’aimeriez pas être cheval chez nous ??? Trop d’espace, une espérance de vie hors du commun, l’accès à une flore très diversifiée, une vie au grand air, la qualité de l’eau…

      • Vous êtes certainement plus théoricien que praticien !!
        Il n’y a pas que chez vous que les chevaux vivent vieux.Tant mieux pour vous si vous avez une flore diversifiée actuellement : pour ma part la sécheresse a eue raison de tout ça.
        A l’heure où je vous écris, mes chevaux sont dans une écurie fraîche, SANS MOUCHES, et ils n’ont aucune envie d’en sortir…
        Quand à l’eau : figurez-vous que moi aussi j’en ai de la bonne !! ( de source ) : c’est dingue n’est-ce pas ?

  • G.Priami
    Quel delire…..Respectez vos chevaux comme je respecte les miens,certains ferrés pour de bonnes raisons et d’autres non ferrés pour des raisons identiques.

    • Gerard,
      Merci pour votre appréciation. Vous évoquez des “bonnes raisons” pour justifier le ferrage de vos chevaux. Pouvez vous nous décrire ces “bonnes raisons”. Merci. Cordialement.

  • Bonjour,

    Sujet très intéressant, j’ai une jument trotteur de 25 ans que j’ai sorti des laboratoires quand elle avait 9 ans et que je continue de ferrer même si elle est à la retraite tout bonnement car sa corne s’use même sur de l’herbe ce qui lui provoque des douleurs et boiteries. Pendant le confinement nous avions pris la décision de la déferrer puisque le maréchal n’aurait peut-être pas pu se déplacer librement venant d’un autre département et sa corne s’est complètement usée, à tel point qu’il en était devenu difficile de la referrer.

    Quelles solutions proposez-vous pour ces chevaux dont la corne s’use très facilement et par conséquent ne parvient pas à pousser en l’absence de fer?

    • Bonjour,
      En vous lisant, nous comprenons que, comme la très grande majorité des équitants, vous pensez que le cheval se déplace sur sa paroi. En conséquence, vous êtes persuadée que c’est l’usure de cette paroi qui est à l’origine des problèmes locomoteurs de votre jument. Cette analyse n’est pas conforme à la réalité. L’usure de la paroi, pare choc sensitif, est naturelle. Cette usure garanti l’état du pare choc par renouvellement constant. Le cheval se déplace sur son coussinet digital protégé par l’ensemble fourchette et glomes. Avec le ferrage ce coussinet ne peut remplir sa fonction. Il s’atrophie. Lors d’un déferrage, la sollicitation de ce coussinet provoque une forte gêne étant donné qu’il a pas la texture adéquate. Pour réussir de laisser les sabots libres de votre jument il convient d’être patiente, le temps que la texture du coussinet soit en adéquation avec le substrat sur lequel l’individu est amené à se déplacer. Des années de ferrage on gravement perturbé l’harmonie des éléments locomoteurs, il faudra quelques mois pour sortir de la période post traumatique. Avec l’aide et le suivi d’un intervenant pertinent il sera possible de réduire la gêne post déferrage. Je vous invite à prendre connaissance de cet article : https://equi-libre.fr/2019/08/sabot-cheval/

  • Bonjour, je n’ai qu’une question , marchez vous , vous-même toute l’année pieds nus et sur tout les sols ?

    • Morgane,
      Si nous vous suivons dans cette comparaison, nous sommes assurés que vous portez en permanence des chaussures en ferraille clouées sur vos ongles… Plus sérieusement je vous renvoie à mes publications qui montre que pour nous aussi le port de chaussures modifie notre locomotion.

  • Mr enoff, qu’est-ce qu on ferrai pas pour vendre des livres et se rendre interessant, laissez les vrai professionnels vétérinaireS avec des études bien plus importantes Que les votreS pour faire des discours, lisez des thèses cela vous rendra plus crédible. Et n’essayez pas de jouer sur la sécurité des cavalier pour attendrir là ministre dés sports. Gardez vos propos pour vos lecteurs, vous êtes fichés depuis bien longtemps par les professionnels du secteur votre seul interêt vous faire de l’argent et attirer des lecteurs. Pitoyable !

    • Le Gwenn,

      Merci pour votre commentaire. Il permet de constater, une fois de plus, que lorsque l’on n’a pas d’argument sur le message on s’en prend au messager en le dénigrant. Ce type d’attitude n’apporte rien aux échanges et surtout ne fera pas en sorte que, comme par enchantement, le cheval se mettra à se déplacer sur son ongle pour justifier la pratique du ferrage. Au delà de votre mépris, le cheval continuera a se réceptionner sur sa fourchette élément protecteur du coussinet digital ce que lui empèche de faire ceux qui ferrent en toute ignorance de la locomotion équine.
      Cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :