Le Rapt des Animaux d’Emilie

 

Deux ans et 17 morts plus tard

Nous suivons depuis le début, le litige qui affronte la DDPP1 de Haute-Savoie et le refuge de Darwyn à Emilie JAUFFRET. Lire l’article

Dès le commencement de cette sordide affaire, nous avons dénoncé les pratiques du Refuge de Darwyn et de la DDPP de Haute-Savoie.

Après deux années de procédure et un jugement définitif, nous avons la certitude, qu’Emilie JAUFFRET ne maltraitait pas les animaux de son centre. Car le jugement ne souffre d’aucune ambiguïté.

Extrait :

La cour déclare :

Renvoie des fins de la poursuite Emilie JAUFFRET sur le chef de prévention reproché. (ndrl maltraitance)

Rejette la demande de confiscation sollicité par l’association « Le Refuge de Darwyn » au titre de l’article L.215-11 du Code Rural, ainsi que la demande de paiement des frais au titre de l’article 99-1 du Code de Procédure Pénale. (ndrl : Frais de pension réclamés par l’association : 56 273,59 euros)

Ordonne la restitution des chevaux et animaux saisis le 10 février 2018 à sa légitime propriétaire Emilie JAUFFRET sous le contrôle administratif.

Rejette la demande en dommages et intérêts présentée par la partie civile, l’association « Le Refuge de Darwyn » pour préjudice moral.

Rejette la demande en condamnation sollicité par l’association Le Refuge de Darwyn » d’Emilie JAUFFRET au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale.

En fait, tout au long de ses attendus, la justice a traduit ce que nous avions dénoncé au moment de la saisie.

Harcelement ?

Dans un souci d’information nous nous devons de communiquer l’interprétation de ce jugement par le Refuge de Darwyn : « L’épilogue de ce dossier long et mouvementé est enfin connu : la décision a été rendue, les chevaux retourneront vivre dans les mêmes conditions…. Emilie a gagné et ses chevaux ont perdu... »

Non, durant ces deux ans d’acharnement contre elle, Emilie JAUFFRET n’a rien gagné, elle a perdu son énergie à se battre, pour sauver son honneur, son économie. Durant deux ans, les animaux d’Emilie n’on rien gagné, 17 d’entres eux sont morts. Durant deux ans ses animaux ont perdu l’affection d’Emilie JAUFFRET, affection reconnue par le tribunal. Insupportable communiqué du Refuge de Darwyn toujours et encore présent pour détruire un peu plus Emilie, comme si ces deux années de calomnies, de mensonges, d’harcèlement à son encontre ne suffisait pas.

Véritable déni d’une décision d’un tribunal français. Déni habilement et courageusement déclarée depuis la Suisse par « Le refuge de Darwyn Suisse ». Cette appréciation calomnieuse a pour but de tenter de rassurer les donateurs qui vont payer, entre autres des frais de pension, de justice, vraisemblablement des dommages pour les animaux décédés ou rendus malades. Payer pour le préjudice moral d’anxiété, le manque à gagner, mais aussi le préjudice en terme d’image lié à l’activité.

Cette tentative de communication, pour le moins grossière, masque mal le malaise au sein de l’association Le Refuge de Darwyn dont la présidente de la représentation française a démissionné. Nous laissons le soin aux protagonistes de préciser les raisons de cette démission. Notons simplement la concomitance de la démarche contestable du Refuge de Darwyn et la démission d’une présidente défendant des valeurs, absentes dans l’action menée contre Emilie.

La présidente du Refuge Darwyn France n’était pas la seule à marquer sa désapprobation, la Ligue Française pour la Protection des Chevaux a soutenu Emilie dès le début en dénonçant publiquement l’action conjointe menée par le Refuge de Darwyn et la DDPP.

Il est à craindre que cette association, « Le refuge de Darwyn », dégrade l’image des autres associations qui, en respect à leur déontologiquement, interviennent dans de réels cas de maltraitance et pas pour des motivations qui n’ont rien à voir avec le sauvetage d’animaux comme le précise clairement le tribunal dans son arrêt.

A suivre.

Pierre ENOFF le 10 février 2020

1- DDPP Direction Départementale  de la Protection des Populations