LE MÉMENTO

impertinent

LES DEFINITIONS

 

 

Âne : Les grandes oreilles sont des équidés. Leurs sabots sont anatomiquement semblables à ceux du cheval. Les sabots des ânes sont « programmés » pour des sols durs dans un environnement plutôt sec. Un âne placé sur un substrat humide et/ou non abrasif demandera un entretien très attentif si l’on souhaite ne pas se laisser déborder par une pousse sans usure qui peut vite transformer les sabots en « moignons » ou en « babouches ».
Les principes de base de l’entretien sanitaire des sabots des ânes sont similaires à ceux qui concernent les chevaux.

 

 

 

 

Boulet :  C’est l'articulation située entre le métatarse - ou le métacarpe - et la première phalange. Le boulet est à l’extrémité du canon… incontournable référence au cheval "de guerre".

 

 

 

 

 

Cheval du Picador : Qu’est-ce que je fais là ?
Je ne vois rien, je n’entends rien et il fait chaud sous ce lourd manteau.
Celui qui est sur mon dos m’arrache la bouche et pique mes flancs au couteau.
Il aurait été plus mobile sur un tricycle et moi plus détendu dans un pré.
L’odeur du sang frais m’inquiète.
Celui qui me donne sans cesse des coups de boule au risque de me renverser, suinte la mort.
Mais qu’est-ce que je fais là ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

Chevaux sauvages : Sur la planète Terre, il n’existe plus de chevaux sauvages. Tous les chevaux sont des descendants de chevaux approchés et sélectionnés par l’homme. Les plus inadaptés aux exigences de l’homme ont été mangés, les autres ont été domestiqués. Certains d’entre eux ont été sélectionnés puis relâchés. C’est le cas des mustangs d’Amérique. Avant l’arrivée des conquistadors, il n’y avait plus de chevaux sur le continent américain. Le cheval sauvage en Amérique ou en Australie – Brumby – est une légende. Tous ces chevaux sont issus d’une sélection rigoureuse voulue par l’homme, ils ne représentent pas le panel originel. Nous sommes en présence de chevaux féraux et non sauvages.

 

 

 

C'est la fonction olfactive qui permet au cheval de détecter des oligo-éléments ou encore une flore active contenue soit dans un crottin soit dans de la terre. Nous comprenons les déficiences possibles en cas d’interdiction d’accès au crottins des autres.

Les chevaux devant avoir en permanence quelque chose dans l’estomac, il arrive qu'en période de disette les chevaux mangent leur crottin – pratique observée chez les chevaux du Namib.

 

 

 

 

 

 

 

Domestication : Le cheval est le dernier sur la liste de la domestication des herbivores bien après celle des ânes qui remonte à 7 000 ans alors que celle des chevaux modernes est établie à 4 200 ans. Cf ORLANDO Ludovic

 

 

 

 

Fanons :  Les fanons constituent l’ensemble des longs poils situés au-dessus de la boîte cornée et sur le boulet. Ces poils ont deux fonctions principales. A l’arrière, ils permettent au cheval de situer précisément la distance entre le boulet et le sol lors de la réception au sol. La seconde fonction permet, par effet Coanda, de canaliser l’eau au-delà de la peau de la couronne. L’humain a copié en équipant ses vêtements de franges. Les fanons des baleines mysticètes sont des poils du palais. Professeur GUDIN, vous avez raison, les poils sont partout !

 

 

 

 

La fourchette est l’élément prépondérant dans la réception au sol du doigt du cheval. L’appui à la réception sur la surface réduite de la fourchette garantie l’adhérence (pour une force identique, plus la surface est petite plus grande est la pression au centimètre carré et donc meilleure est l’adhérence)
Indispensable à la réception du cheval, la fourchette est en capacité de se régénérer en quelques heures en fonction de l’usure. Elle se renouvelle plus rapidement que toutes les autres parties de la boîte cornée.
Contrairement aux croyances et à ce qui enseigné dans les écoles vétérinaires, cette partie du sabot n’a pas pour fonction majeure l’extérioception mais bien la réception à l’impact. En présence du fer, la fourchette, interface entre le coussinet digital et le sol, ne peut mécaniquement pas intervenir à la réception et donc ne peut remplir sa fonction.

 

 

Glande sudoripare : Elle produit la sueur pour assurer la thermorégulation, mais elle n’assure pas que cette fonction. Les glandes sudoripares apocrines sont en nombre dans la bande de peau entourant le sabot. La sécrétion de ces glandes a aussi des propriétés antibactériennes. Mélangée au sébum, elle forme une émulsion grasse véritable film protecteur des plis du paturon. La sécrétion est bien sûr modifiée par la température mais aussi par l’activité du cheval, un déséquilibre métabolique, psychologique ou encore un stress local. En termes de stress, comment ne pas évoquer la sédentarité ou  la présence du fer comme étant perturbatrices, particulièrement au niveau du doigt, perturbations qui favorisent entre autres les dermatophiloses - gale de boue - (contribution du Professeur Gudin, biologiste spécialiste des poils et des ongles).

Gluten : Le gluten est une protéine que l’on retrouve dans les céréales comme le blé, le seigle, le maïs ou encore l’avoine. L’agro-alimentaire a, pour des raisons économiques, sélectionné les variétés de céréales les plus riches en gluten (plus il y a de gluten, plus le pain gonfle). Le gluten n’est pas une substance innocente. Les gliadines, un des composants du gluten, ont la fâcheuse habitude de détruire les jonctions cellulaires de l’intestin, ce qui le rend « poreux ». Devant ce danger, l’organisme réagit fortement et déclenche son système immunitaire. La muqueuse intestinale est irritée et se trouve dans l’incapacité d’assimiler correctement les nutriments. Conséquences sans appel : irritation du colon, inflammation intestinale, stress, maladies neurologiques… On trouve une concentration du gluten dans la plupart des granulés. Pendant que le gluten détruit l’intestin, l’agro-alimentaire fait son blé !

 

 

 

 

Ingénierie biomécanique : Discipline qui applique les principes de la mécanique au vivant. C’est l’interface entre les sciences physiques et la biologie. L’ingénieur spécialisé en biomécanique conduit l’analyse cinématique, cinétique et dynamique du mouvement des corps.

Dans l’hypothèse où l’humain n’a plus d’intérêt pour le cheval, nous pouvons d'ailleurs craindre que les chevaux disparaissent.
Pour rappel, il n’y a aujourd’hui plus aucun cheval sauvage et moins d’individus équins sur toute la planète que d’humains en France. Dans un cadre où chaque espèce trouve son intérêt, nous devons installer une relation mutualiste ou, au minimum, que ce soit une alliance relevant du commensalisme, c’est-à-dire que l’humain en retire des bénéfices, mais pas au détriment des chevaux. C’est ce vers quoi nous devons tendre parce qu’il n’est ni nécessaire ni indispensable de « dégrader » les chevaux pour faire de l’équitation.

LODE Thierry : Professeur d’écologie évolutive, spécialiste des amours et sexualités animales, auteur de « Histoire du plaisir amoureux ».

Le fer brûle les terminaisons nerveuses.

Marron (feral) : Ce dit d’un individu domestiqué qui retourne à la vie sauvage – przewalski, mustang, brumbie… -. Ce terme nous vient de l’époque de l’esclavage. L’esclave, qui en s’enfuyant, en reprenant sa liberté, était qualifié de « marron «. Tout un symbole…

Métapode : En zoologie, le terme métapode regroupe les métacarpes (métapodes antérieurs ou supérieurs) et les métatarses (métapodes postérieurs ou inférieurs).

Métapodigrade :  De métapode qui regroupe les métacarpes (métapodes antérieurs ou supérieurs) et les métatarses (métapodes postérieurs ou inférieurs) du grec méta (au-delà, de la cheville), et du latin grade (pas marche). Tous les vertébrés avec membres se déplaçant sur le sol, ont la résultante des forces en présence dans le déplacement de leur corps, située dans l'axe du métatarsien pour les bipèdes et dans l'axe du métacarpien et du métatarsien pour les quadrupèdes. Physiquement les plantigrades, les digitigrades n’existent pas. Tous les vertébrés, dont le cheval, sont des métapodigrades. Les équidés ne se déplaçant pas sur leurs ongles ne sont donc pas des onguligrades. Le cheval se réceptionne sur sa fourchette élément protecteur du coussinet digital situé exactement dans l’axe du canon, son métapode. Contribution qualificative de Marilyne Salin archéozoologue. Cf les différentes phases de la locomotion.

Le membre du cheval est dimensionné en fonction de la masse située en bout du « bras de levier ». L’ajout d’une masse supplémentaire – le fer – augmente notablement le moment alors que le membre n’est pas proportionnellement dimensionné. Les attaches tendineuses et les tendons ne sont plus en capacité de résister à cette augmentation anormale de la « force cinétique ». Jour après jour, ils se dégradent.

Sur le schéma ci-contre, nous observons, dans le cas d’un pendule simple, une relation entre la masse  « m » le poids « P » et la tension « T » sur les tendons.

 

 

 

Névrectomie : Section partielle d'un nerf, exérèse d'un nerf. Cette opération barbare est pratiquée chez les chevaux victimes de pathologies digitales. Au lieu de rechercher la cause régulièrement liée au ferrage, le praticien préfère couper l'information "douleur" en sectionnant le nerf  entre sole et boulet ! Cette pratique est strictement prohibée dans le cadre de la compétition non pas par respect du cheval mais parce qu'elle met en danger le cavalier, la monture ne réagissant plus à la douleur. Belle mentalité !

 

 

 

 

Odorat : : Le cheval est un animal dit macrosmate. Grâce à son odorat très développé le cheval est en capacité de lire la carte d’identité des individus qui l’entourent dont l'humain. Quand on aborde un cheval, plutôt que d’avancer la main, il est préférable de souffler son haleine et d'éviter de l'approcher avec un stress qui ne manquera de se traduire par des effluves « négatives ».

Ongle porteur : La théorie de l’ongle porteur est un contre sens physique et biologique. Sans questionnement, depuis des siècles, le monde équestre traditionnel s’est installé dans cette théorie dès lors qu’il a fixé une orthèse sur la paroi du sabot. Il est vrai qu’il a pu se laisser distraire par le fait que la paroi touche le sol. Mais « TOUCHER N’EST PAS JOUER » ! La paroi touche le sol mais ne joue pas le rôle qui consiste à « porter » le cheval. Les fanons du boulet eux aussi touchent le sol mais sont bien incapables de porter le cheval. Les poils des fanons et ceux agglutinés de la paroi n’ont pas pour fonction l’absorption de l’énergie lié au déplacement.

Ongulé : adj. et subst. masc. Étymol. et Hist. 1756 sing. dont le doigt est terminé par un ou plusieurs ongles épais. Le cheval est un ongulé, il a bien un ongle épais, mais attention ce n'est pas un onguligrade étant donné qu'il ne se déplace pas sur son ongle. Il se réceptionne sur sa fourchette qui n'est pas un ongle. Pour rappel : le sabot du cheval n'est pas monolythique. Il est constitué de trois textures différentes ayant trois fonctions différentes.

ORLANDO Ludovic : Paléogénéticien français, fondateur et directeur du centre d’anthropobiologie et de génomique de Toulouse. Auteur, entre autres, d’un ouvrage passionnant traçant les trajectoires de la domestication du cheval : « La conquête du cheval - Une histoire génétique ».

Remarquons que « la nature » a mis des millions d’années pour passer de cinq à un doigt, pour diviser la masse par cinq, et que l’humain, inconséquent, n’hésite pas à multiplier par cinq la masse en clouant un morceau de ferraille sur l’ongle du cheval ?!? Articulations et tendons prévus pour une masse de 1 se retrouvent à devoir gérer une masse de 5 alors qu’ils ne sont pas dimensionnés pour…  Les individus ongulés reposant sur un nombre pair de doigts sont classés dans les cétartiodactyles. L’homme a la manie du classement, ça le rassure ou le perturbe.

 

 

Przewalski (cheval de) : Equus ferus prezewalski. Le przewalski n’est pas un cheval sauvage c’est un cheval marron - féral - issu d’une première domestication Botaï – Kazakstan - opérée il y a 5 500 ans, domestication qui a périclité. Les chevaux modernes, dépendants d’une seconde domestication plus tardive, ne sont pas les descendants du cheval de przewalski.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sabodicurie : La Sabodicurie est la discipline dédiée à l’entretien physiologique et sanitaire du sabot, par des interventions non invasives et non ferrantes, respectant la physiologie du doigt.

 

 

 

 

Takh ou Takhi : Nom originel du cheval de Przewalski nom du colonel polonais de l’armée russe qui a découvert ce cheval particulier en 1879.

 

Cheval Pie !

 

 

Vampirisation : fait de vivre du sang et/ou de la douleur d’un groupe d’individus.
Dans ce qui est appelé « fermes à sang », que l’on pourrait nommer « fermes vampires » – Argentine, Uruguay, Islande –, c’est à la fois du sang et des larmes pour les juments gestantes à qui sont prélevés une quarantaine de litres de sang par cycle pour en extraire une hormone de fertilité (gonadotrophine chorionique équine - ECG) secrétée par le placenta entre le 40e et le 120e jour de gestation.
Au mépris de leur santé, passé le 120e jour, les juments sont avortées sans anesthésie (souvent un bâton en guise d’aiguille à tricoter...) puis à nouveau fécondées jusqu’à épuisement.
L’hormone est utilisée, entre autres en Europe, pour la gestion de la reproduction chez les animaux domestiques dans des programmes de procréation assistée…
La France est le seul pays européen à importer de la poudre pure d’hormone en provenance d’Uruguay. En 2021, 770 grammes ont ainsi coûté pas moins de 8,8 millions de dollars ! (source Welfarm)

 

"L'infibulation féminine, connue sous le nom de MGF de type III, et dans les pays où elle est pratiquée comme circoncision pharaonique, est l'ablation des petites et grandes lèvres, la suture de la vulve et de l'ablation du clitoris également.
Apres avoir tout coupé, on passe à la couture pour fermer totalement le sexe.
La pratique est concentrée à Djibouti, en Érythrée, en Éthiopie, en Somalie et au Soudan.
La procédure laisse un mur de peau et de chair à travers le vagin et le reste de la zone pubienne. En insérant une brindille ou un objet similaire avant que la plaie ne guérisse, un petit trou est créé pour le passage de l'urine et des menstrues.
Le vagin est généralement pénétré lors du mariage d'une femme par le pénis de son mari, ou en coupant le tissu avec un couteau. Le vagin est ouvert davantage pour l'accouchement et généralement refermé par la suite, un processus appelé défibulation (ou désinfibulation) et réinfibulation.
L'excision est l'ablation communément du clitoris ou des petites lèvres.
L'excision et l'infibulation sont une forme de domination faite sur la femme.
On lui dépossède son organe, on lui retire donc toute dignité humaine.
Ces pratiques ancestrales sont négatives et pourtant en 2020, elles continuent d'exister."

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