LE MÉMENTO

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LES DEFINITIONS

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Boulet :  C’est l'articulation située entre le métatarse - ou le métacarpe - et la première phalange. Le boulet est à l’extrémité du canon… incontournable référence au cheval "de guerre".

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COANDA Henri Marie (1886-1972) : Connu pour avoir découvert par hasard et défini l’effet qui porte son nom. L’effet Coanda est l’effet qui fait couler le thé le long du bec de la théière au lieu de gentiment être soumis à l’attraction terrestre et aller dans la tasse. Ce phénomène de la mécanique des fluides dépend de paramètres précis. En augmentant la vitesse du jet à la sortie de la théière, le fluide ne « colle » plus au bec et tombe dans la tasse. L’effet Coanda est largement utilisé en aéronautique et dans les véhicules envoyés dans l'espace. Les fanons du cheval, la crinière, les poils utilisent cet effet « gouttière » pour conduire l'eau sans qu'elle touche la peau ! Couper les poils n’est pas un geste sans conséquence pour la santé des chevaux.

Coprophagie : Certains chevaux mangent les crottins. Cette pratique signale une tentative de reconstituer une flore intestinale déficiente. Tout comme les bébés humains qui sucent tout ce qui se présente, les poulains ayant un champ bactériens pauvre doivent impérativement acquérir la diversité bactérienne indispensable à la vie, diversité qu’ils trouvent dans les crottins.

C'est la fonction olfactive qui permet au cheval de détecter des oligo-éléments ou encore une flore active contenue soit dans un crottin soit dans de la terre. Nous comprenons les déficiences possibles en cas d’interdiction d’accès au crottins des autres.

Les chevaux devant avoir en permanence quelque chose dans l’estomac, il arrive qu'en période de disette les chevaux mangent leur crottin – pratique observée chez les chevaux du Namib.

 

Croyance : Le monde équestre traditionnel est un nid de croyances toutes plus invraisemblables les unes  que les autres : celles du ferrage, des balzanes, du sabot clair, du fer qui amortit… La croyance du fer est si prégnante que même le musée d’histoire naturelle de Paris expose des squelettes de chevaux avec des sabots, alors que cette production épidermique ne fait pas partie du squelette. Pire, ce musée présente le sabot équipé d’un fer. C’est bien connu, le cheval nait avec un fer ! Comme le disait Einstein : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’une croyance. »

Dermatophilose, dite aussi gale de boue :  La gale de boue n'est pas une gale et n'est donc pas contagieuse. La cause unique n'existant pas, les causes qui provoquent la gale de boue sont multiples. Entre autres, sédentarité, sol pollué, alimentation, ferrage… En effet, à l'arrière du doigt du cheval se trouve une glande sudoripare qui est activée par la mise en pression de la fourchette et des glomes. Cette glande a pour fonction de réguler, par la substance acide qu'elle libère, le champ bactérien et fongique de la zone pourvue de plis de peau. La sédentarité, la présence d'un fer empêche la fourchette de se mettre en pression à chaque pas et par conséquent d'activer la glande sudoripare. Il est toujours possible d'intervenir pour traiter les conséquences à l'aide d’une crème antifongique ou plus simplement avec du bicarbonate de sodium en solution dans de l’eau tiède. Toutefois, il demeure indispensable de traiter les causes.

Étalon : De l’ancien français estalon (de stalle, écurie), stallion en anglais. Le mâle étant tenu dans les écuries, en stalle, il hérite donc du nom du lieu où l’humain l’a installé – in stalle. Remarquons que ce mot définit aussi la référence (par exemple : le mètre étalon, l’étalon or…). Le mâle comme référence… le « maître étalon » ?!?

Fanons :  Les fanons constituent l’ensemble des longs poils situés au-dessus de la boîte cornée et sur le boulet. Ces poils ont deux fonctions principales. A l’arrière, ils permettent au cheval de situer précisément la distance entre le boulet et le sol lors de la réception au sol. La seconde fonction permet, par effet Coanda, de canaliser l’eau au-delà de la peau de la couronne. L’humain a copié en équipant ses vêtements de franges. Les fanons des baleines mysticètes sont des poils du palais. Professeur GUDIN, vous avez raison, les poils sont partout !

Ferrage :  Le ferrage des chevaux est issu d’une terrible méprise. L’homme a cru protéger le cheval alors qu’il l’a rendu sourd. En fixant un morceau de ferraille sur le capteur sensitif qu’est l’ongle, il a rendu impossible la lecture du sol et de l’appui. Le cheval ferré n’est donc pas protégé il est insensibilisé. Cette condition ne lui permet plus d’adapter ses appuis en fonction de la nature du substrat. Ce sont les tendons et les articulations qui en font les frais. Le cheval ferré est tel un aveugle à qui on demande de lire le braille avec des dés à coudre à chaque extrémité des doigts…

Fourbure :
Terme fourre-tout. Ceux qui l'emploient hésitent entre une congestion au niveau du doigt du cheval et un déplacement architectural des phalanges. Sans avoir peur du ridicule, ils nomment cela comme étant une maladie. Ce flou, cette incohérence, nous renvoient à une époque où l’explication rigoureuse importait peu vue la destination bouchère du cheval détraqué par une alimentation inadaptée, la sédentarité ou/et le ferrage. La « fourbure » n'est autre que la goutte ou encore un panaris qui peuvent déformer l'architecture osseuse. La « fourbure » est la conséquence d'un déficit de déplacement par rapport à la quantité de nourriture absorbée. Le manque de mouvement ralentit le flux sanguin au niveau des doigts. Les toxines s’y accumulent, ce qui provoque une inflammation. Il convient surtout de faire se déplacer un cheval victime de ce désordre pour relancer la circulation sanguine en bout de membre.

Fourchette :  Petite fourche. Production épidermique pilleuse et collagène, ensemble protecteur du coussinet digital en forme de V pour mieux « gripper » au sol, se prolonge sur l’arrière du sabot avec les glomes.

La fourchette est l’élément prépondérant dans la réception au sol du doigt du cheval. L’appui à la réception sur la surface réduite de la fourchette garantie l’adhérence (pour une force identique, plus la surface est petite plus grande est la pression au centimètre carré et donc meilleure est l’adhérence)

Indispensable à la réception du cheval, la fourchette est en capacité de se régénérer en quelques heures en fonction de l’usure. Elle se renouvelle plus rapidement que toutes les autres parties de la boîte cornée.

Contrairement aux croyances et à ce qui enseigné dans les écoles vétérinaires, cette partie du sabot n’a pas pour fonction majeure l’extérioception mais bien la réception à l’impact. En présence du fer, la fourchette, interface entre le coussinet digital et le sol, ne peut mécaniquement pas intervenir à la réception et donc ne peut remplir sa fonction.

Grain :  Le cheval n’est pas un oiseau. N’ayant pas de gésier, il est incapable de digérer convenablement les graines. Seules les graines germées peuvent entrer dans son alimentation. Aucune étude scientifique ne démontre que l’avoine ou l’orge sèches soient une alimentation adaptée aux équins. Les céréales sèches « pourrissant » dans l'intestin attaquent la paroi intestinale, ce qui place le cheval en défense immunitaire et donc dans un stress permanent. Son comportement est ainsi modifié. Le stress dans lequel le cheval se trouve placé est souvent confondu avec du dynamisme, ce qui est une fausse interprétation. Le cheval n’a pas besoin de stress pour être dynamique. C’est à l’époque du cheval-arme guerre que l’humain a développé une alimentation à base de céréales pratiques à transporter sur les champs de bataille et dont les effets de stress rendaient le cheval fougueux pour aller bagarrer. Cette disposition s’opère au détriment de sa santé. Cf. Bézoard

Alors que la nature a mis des dizaines de millions d'années pour réduire le nombre de doigts de cinq à un seul afin de réduire la masse située à l'extrémité du membre (réduire le « moment »), l'homme en superbe ignorant s'évertue à multiplier cette masse, en fixant une orthèse (fer, boot...). Augmenter la masse en extrémité du membre provoque des problèmes tendineux. Les attaches ligamentaires sont prévues pour une masse donnée, celle de la boîte cornée du doigt unique... Rappel : la paroi est un capteur sensoriel pour le cheval. L'inhiber par la pose d'une orthèse perturbe gravement l'extéroception indispensable à la protection des structures articulaires et tendineuses. En multipliant par huit la surface de contact au sol – rapport entre la surface de la fourchette et la surface de l’ensemble du dispositif proposé –, l’adhérence au sol est divisée par huit, ce qui est très dommageable pour le cheval et son cavalier. En cas de ripage, l’interface placée entre la boîte cornée et le substrat augmente considérablement le temps de transmission de l’information. Dommage pour le couple cheval-cavalier qui risque fort d’être victime d’une glissade intempestive.
Le cheval ne se déplace pas sur sa paroi comme l'impose en partie la présence d'une sandale. Il se réceptionne sur sa fourchette.

Demandant de la patience mais moins coûteux et plus respectueux, il est préférable de rendre conforme le coussinet plantaire pour assurer au cheval un déplacement harmonieux sur tout type de substrat. Soyons toutefois conscients que l'utilisation d'hipposandales est beaucoup moins catastrophique que celle du fer.

Homéotherme :  Le cheval est un individu homéotherme, ce qui signifie que l’ensemble de son corps est à la même température indépendamment de la température environnante. Régulièrement, les vétérinaires traditionalistes s’inquiètent quand le « pied » du cheval est chaud. Effectivement, un cheval ferré a le « pied » plutôt frais étant donné que la circulation sanguine ne s’effectue pas normalement en présence de fers.

Maréchal nous vient de l'anglo-normand « marescal » (v. 1086), lui-même issu de l'ancien francique « marhkalk » : domestique chargé de soigner les chevaux. Ce terme de maréchal nous signale que ce métier s'est développé avec la pratique militaire, donc celle du « cheval-arme de guerre ». Tout comme l’utilisation militaire du cheval, ce métier est destiné à disparaître. En effet, une plus grande attention au savoir en termes de locomotion équine et surtout une relation différente, avec un cheval partenaire, induisent un désir fort de respect du cheval par les équitants modernes. Les pratiques militaires du cheval-outil mécanisé à coups de marteau, ne correspondent plus aux propriétaires soucieux du mieux-être de leur compagnon. Cette mutation s'inscrit dans le temps. Par le passé déjà, de nombreux métiers ont disparu au profit de nouveaux.

Le temps que le monde équestre se débarrasse de la croyance tenace selon laquelle le cheval se déplace sur son ongle, ce métier sera petit à petit remplacé par ceux de pareur ou de pédicure équin. Ces intervenants devront être en mesure de garantir des pratiques respectueuses de la locomotion équine.

La photo ci-jointe nous montre que les chevaux n'apprécient pas toujours le ferrage et nous le font savoir ! Monsieur Audiard, confirmation : quand les maréchaux-ferrants volent, les vétérinaires traditionnalistes sont chefs d'escadrille…

Métatarsigrade :  Du grec méta (au-delà), du grec tarsos (claie cheville) et du latin grade (pas marche). Tous les vertébrés voient la résultante des forces en présence dans le déplacement de leur corps dans l'axe du métatarsien pour les bipèdes et dans l'axe du métacarpien et du métatarsien pour les quadrupèdes. Tous les vertébrés, dont le cheval, sont donc des métatarsigrades. Les chevaux ne se déplaçant pas sur leurs ongles ne sont pas des onguligrades,

Moment :  En physique, on appelle moment de force, ou moment cinétique, l’aptitude d’une force à faire pivoter un système mécanique autour d'un point qui s’apparente à un pivot (moment cinétique en mN ou joule). C'est le phénomène physique qui provoque la rotation (autour de l’épaule pour le cheval). Plus la masse est importante à l’extrémité du « bras de levier », plus le moment cinétique est important. Plus il est important, plus la structure du « bras de levier » doit l'être aussi.

Le membre du cheval est dimensionné en fonction de la masse située en bout du « bras de levier ». L’ajout d’une masse supplémentaire – le fer – augmente notablement le moment alors que le membre n’est pas proportionnellement dimensionné. Les attaches tendineuses et les tendons ne sont plus en capacité de résister à cette augmentation anormale de la « force cinétique ». Jour après jour, ils se dégradent.

Sur le schéma ci dessous, nous observons, dans le cas d’un pendule simple, une relation entre la masse  « m » le poids « P » et la tension « T » sur les tendons.

Avec humour, nous pouvons décliner le ridicule en parlant du fer Henri IV - ou Méthode Ravaillac qui soigne les chevaux dits "pieds de poule au pot", le fer d'Artagnan mieux connu sous le nom de Professeur Charles Batz de Castelmore : Un fer pour tous, tous pour un fer ! Révolutionaire, le fer Louis XVI qui coupe les pieds à défaut de couper la tête de ceux qui racontent n'importe quoi en terme de locomotion équine pour justifier la pose du fer. Et enfin, plus récent, le top des  ventes, le célèbre fer a dissous pour les pieds ferrugineux... - Contribution Pierre BAHETTE - voir aussi fers orthopédiques

Orthopédiques (fers) :  Les fers dit orthopédiques n'ont rien d'orthopédique. Leur pose est pourtant proposée régulièrement, en toute bonne foi mais aussi en toute ignorance, par les maréchaux-ferrants et les vétérinaires traditionalistes. Le fer dit « orthopédique » est posé à l’envers (ça ne marche pas dans un sens donc je le place dans l'autre !), ce qui a pour effet d’achever la destruction du doigt du cheval commencée par une pose à l’endroit. Cette pratique n’a aucun sens scientifique, elle était utilisée lors de l’époque militaire pour faire « durer » le cheval. En effet, le fer à l’envers, abusivement appelé orthopédique, soulage un temps le cheval en déplaçant les points de contraintes imposés, déplaçant ainsi les zones d’inflammation et réduisant temporairement les douleurs qui leur sont liées. Le cheval ainsi traité semble dans un premier temps soulagé... pour souffrir de plus belle quelques mois plus tard. Aujourd’hui, comment peut-on encore penser que l’on peut faire de l’orthopédie en plaçant un objet sur un ongle. Cette pratique fait beaucoup rire les orthopédistes humains… Voir aussi fer napoléon

Périssodactyle : Signifie que l’individu « ongulé » repose au sol sur un nombre de doigts impair, ce qui est le cas du cheval qui n’a qu’un seul doigt. Au cours de l’évolution, le cheval mammifère est passé de cinq doigts à un doigt pour réduire la masse en bout de membres et par conséquence réduire le « moment mécanique ». C’est ainsi que le cheval est devenu un galopeur rapide pourvu de membres fins.

Remarquons que « la nature » a mis des millions d’années pour passer de cinq à un doigt, pour diviser la masse par cinq, et que l’humain, inconséquent, n’hésite pas à multiplier par cinq la masse en clouant un morceau de féraille sur l’ongle du cheval ?!? Articulations et tendons prévus pour une masse de 1 se retrouvent à devoir gérer une masse de 5 alors qu’ils ne sont pas dimensionnés pour…  Les individus ongulés reposant sur un nombre pair de doigts sont classés dans les cétartiodactyles. L’homme a la manie du classement, ça le rassure ou le perturbe

Roulade : Pour le cheval, se rouler dans la boue, dans la neige, sur le sol poussiéreux est un comportement naturel indispensable. Massage, protection des insectes, élimination de la transpiration et des poils d’hiver… Souvent les chevaux se roulent sur des aires communes pour échanger odeur et bactéries (l’odeur corporelle provient des bactéries). Une pensée pour le cheval en cage privé de ce geste social et sanitaire important pour les chevaux.

"L'infibulation féminine, connue sous le nom de MGF de type III, et dans les pays où elle est pratiquée comme circoncision pharaonique, est l'ablation des petites et grandes lèvres, la suture de la vulve et de l'ablation du clitoris également.
Apres avoir tout coupé, on passe à la couture pour fermer totalement le sexe.
La pratique est concentrée à Djibouti, en Érythrée, en Éthiopie, en Somalie et au Soudan.

La procédure laisse un mur de peau et de chair à travers le vagin et le reste de la zone pubienne. En insérant une brindille ou un objet similaire avant que la plaie ne guérisse, un petit trou est créé pour le passage de l'urine et des menstrues.
Le vagin est généralement pénétré lors du mariage d'une femme par le pénis de son mari, ou en coupant le tissu avec un couteau. Le vagin est ouvert davantage pour l'accouchement et généralement refermé par la suite, un processus appelé défibulation (ou désinfibulation) et réinfibulation.
L'excision est l'ablation communément du clitoris ou des petites lèvres.
L'excision et l'infibulation sont une forme de domination faite sur la femme.
On lui dépossède son organe, on lui retire donc toute dignité humaine.
Ces pratiques ancestrales sont négatives et pourtant en 2020, elles continuent d'exister."

Xénophon (Ve - IVe siècle avant J.-C.) Auteur de Peri hippikis (De l’art équestre). Dans ses  écrits,  ce guerrier grec, élève de Socrate, précise avec à-propos l’importance de durcir les sabots  libres  sur des  galets. En faisant séjourner ses chevaux sur une cours en galets le coussinet digital acquiert une texture conforme au déplacement sur sol dur. Nous  n’aurions donc rien  inventé !

Zèbre : Tout comme le cheval, le zèbre est un équidé. Malgré quelques tentatives, le zèbre a échappé une domestication généralisée.

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