Après un coup d’oeil sur la zone à brouter, le cheval approche du sol ses lèvres guidées par les vibrisses, et avec l’odorat il sélectionne les plantes à capter. L’ensemble buccal assure la préhension, le tri, le broyage, l’insalivation et la déglutition. C’est dans cet ensemble constituant la bouche qu’est installé l’appareil dentaire, outil premier concernant l’alimentation de l’herbivore. Comme chez l’humain, les dents dites de lait vont tomber pour laisser place à la dentition définitive.
à la maturité – 7ans.

12 incisives tranchantes captent l’herbe au ras du sol. Cette prise de l’herbe naissante, riche en
azote et non polluée, garantit une rentabilité maximale en termes de digestion puisque peu de cellulose est à traiter. L’usure régulière des incisives résultant de l’action de brouter l’herbe garantit
une harmonie architecturale mandibule-maxillaire.

Chez le cheval, les canines, n’étant pas utiles pour un herbivore, ont disparu. Chez certains individus,
des vestiges sont toujours présents. Ils sont nommés crochets, dents de loup ou encore dents de cochon.
Un espace important sépare les incisives des prémolaires : ce sont les barres. L’humain y installe
une « barre » métallique que le cheval tente de mordre et donc appelée « mors ». Cet espace permet
au cheval de trier et de rejeter latéralement les indésirables détectés par la pilosité présente
dans la bouche. Ce sont ces papilles filiformes qui vont « piloter » la mastication complétée par
l’insalivation.

12 prémolaires et 12 molaires assurent le broyage dans un mouvement circulaire. Ces meules sont naturellement positionnées pour être efficaces et préparer le bol alimentaire. Le palais mou et la
langue assurent la déglutition.

Réserve dentaire

Le cheval dispose d’une « réserve » dentaire (denture dite hypsodonte). Les dents « sortent de leur
réserve » graduellement. Cette éruption impose une usure régulière. Nous comprenons que les
individus qui ne prennent pas leur nourriture au sol peuvent se retrouver dans la situation où les
dents poussent mais ne s’usent pas suffisamment. Ce phénomène va modifier la fermeture de la
« boîte » et ainsi générer des décalages perturbants.

Le décalage de l’articulation temporo-mandibulaire (cerclage rouge sur le dessin) est aussi consécutif
à l’utilisation d’un mors. Le léger retrait de la mandibule va générer un défaut d’alignement.
La table prémolaires-molaires supérieure sera décalée par rapport à la table dentaire inférieure.
Ainsi, les premières prémolaires supérieures et les dernières molaires inférieures ne s’useront pas
sur toute leur surface, allant jusqu’à atteindre la gencive opposée. Certains nomment ce phénomène
« surdents ». Il convient de faire appel à un dentiste pour réduire ces picots dentaires mais,
plus adapté, de permettre à son cheval de brouter l’herbe au sol. Le dentiste ne doit surtout pas
raboter les tables qui, une fois lissées, ne remplissent plus correctement leur fonction de broyage.
Notons que les chevaux ne se brossant pas les dents après chaque repas, la nourriture contenant
du sucre, comme la majorité des granulés, favorise les caries !

Cohérence anatomique

La réserve dentaire est en place pour compenser l’usure des dents d’environ 2 mm par an. Cela
nous informe sur la longévité des équins qui est « programmée » bien au-delà des 15 ans d’espérance
de vie accordée aux chevaux qui nous côtoient. La réserve dentaire moyenne étant de plus de 8 cm, elle est prévue pour plus de 40 années au-delà de 7 ans, âge de la maturité du cheval.
Nous observons la cohérence anatomique. Comme nous le démontrons plus avant, la longévité
biologique du cheval est bien d’une cinquantaine d’années.

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