La méprise d’un chasseur, provoque la mort d’un poney Pottoka de laFondation Miranda dans le Parc del Garraf, ce au milieu d’un groupe depersonnes qui appréciait sa journée de marche dans la nature en découvrantles chevaux présents dans le parc.Samedi 20 février 2021, la Fondation Miranda a vécu l’un des pires momentsde ses 15 ans d’histoire avec une perte déchirante : la mort d’un desponeys Pottoka de la Fondation broutant paisiblement dans le Parc delGarraf. La battue autorisée dans le Parc del Garraf ce samedi à 12h, a misfin à la vie de ce petit poney. En un instant, les témoins sont passés dela joie de rencontrer des chevaux libres dans cet espace naturel protégé,à l’horreur en voyant un chasseur tirer sur l’un des poneys. Sous leursyeux, le sang et l’agonie…Le chasseur attribue le fait à une erreur de sa part… Le coup de feumalheureux a été tiré à 10 mètres de la route, à proximité immédiate despromeneurs. Le lieu du drame offre une bonne visibilité ce qui renddifficile à admettre la thèse de la confusion entre un équidé et unsanglier. Aujourd’hui plus que jamais, avec la situation d’enfermement quenous vivons depuis des mois, profiter de la nature en toute sécurité estun droit et un bien essentiel.

À un moment où l’administration veut améliorer les expériences de santé dans la nature précieuse ressource de santé, nous ne devrions pas risquer d’assister à des actes d’une telle violence ou d’être atteint par une balle alors que nous marchons tranquillement avec notre famille, sous le prétexte de maintenir l’équilibre de la population de sangliers…

Il ne s’agit nullement de se confronter aux chasseurs avec qui nous avons une relation paisible depuis près de quatre ans dans le Garraf. Ils ont toujours été ouverts et disposés à collaborer. Aujourd’hui, ils assument leurs responsabilités dans ce terrible accident.

Toutefois, Il convient de pouvoir se promener sans danger, d’instaurer des projets de respect de la vie, pleinement et sans menaces pour notre intégrité physique. Que ce soit les visiteurs de la Fondation et du Parc, les bénévoles, les chevaux qui vivent sur le territoire au quotidien, nous devons garantir cette intégrité physique et émotionnelle. Peut-être pouvons-nous imaginer une limitation des zones de chasse, en mettant en place de nouvelles façons de réguler la surpopulation de certaines espèces qui n’ont malheureusement que l’homme comme prédateur, et que l’administration soit plus attentive en n’autorisant pas le port d’armes à des personnes non qualifiées.

Un accident totalement évitable!

RIBA faisait partie d’un trésor. Ce trésor c’est le petit groupe de poneys de race Pottoka, une des rares lignée de Pottoka primitive, de haute valeur génétique. Ce trésor inestimable donne de la valeur au parc et à lamunicipalité d’Olivella. La présence de ce groupe de poneys s’inscrit dansle programme de protection de la nature et de prévention des incendies.Programme exemplaire. En effet tout en pâturant et en gérant le sous-bois,ces petits géants, comme nous les appelons, assurent entoute discrétion, sans bruit, sans pollution, sans frais pour l’administration ou les propriétaires privés, le travail d’une brigade d’hommes avec des débroussailleuses mécaniques. Plus encore, ces petits géants apportent la vie là où ils marchent, pendant qu’ils se nourrissent.Ils réprésentent donc un puissant agent de biodiversité, écologique etdurable, et leur contribution au Parc del Garraf est inestimable.Le manque de ressources financières a limité notre projet en termesd’opportunités de croissance. Toutefois, des études et recherches ont étémenées sur l’impact du Pottoka sur la végétation dans le Garraf avecl’UAB. Elles ont constaté que là les pottoka broutent, la graminée quienvahi le sous-bois a été réduit de 75%. Cette espèce végétale a colonisétoute la steppe méditerranéenne du Garraf. Sa seule présence augmente considérablement le risque d’incendie. Alors que moutons ou chèvresn’ingèrent pas cette plante, les équidés sont seuls en capacité d’ingérercette graminée. Il est aussi constaté une adaptation remarquable au pâturage pauvre en protéines du Garraf. Le caractère pauvre de cet espace non productif en terme agricole, nous a permis d’y accéder sans nous trouver en concurrence avec agriculteurs.

Le pottoka déracine même des racines de la graminée et laisse les feuilles qui n’ont pas été mangées au sol se transformant en humus. Un véritable mécanisme de désherbage et de paillage naturel (anti-érosion et couverture pro-microbienne du sol) qui mérite un diplôme de troisième cycle en agriculture biologique.

C’est il y a environ quatre ans que le Parc del Garraf nous a invités à amener ce groupe de poneys Pottoka au sein du pâturage de Can Grau suite à un sauvetage onéreux que nous avons effectué au zoo fermé d’Almuñécar. Six juments et un mâle, une belle famille qui s’est très bien adaptée à la vie en liberté, constituant une ressource éducative et de sensibilisation environnementale pour les écoles, les visiteurs, les familles qui visitent le Parc et la Fondation. Le Parc del Garraf est maintenant la maison des Pottoka. Ils ont des centaines d’amis fervents, des fans et des supporters, des bénévoles à la Fondation, des marraines, des membres assidus, des visiteurs et bien sûr l’équipe du parc.

Eux et le reste des équidés de la Fondation rendent le Parc del Garraf plus beau, plus sain, plus spirituel… transformant le paysage en un espace plus sûr face à la menace du feu, un espace de calme, de présence et de découverte pour les visiteurs.

Un tel projet a valeur d’exemple. Il devrait inspirer et être portés, soutenus, par les gouvernements d’autres pays européens. Pour notre part espérons que nous obtiendrons le soutien que nous méritons et que l’administration pourra nous financer, nous offrir les ressources pour avancer.

Le Conseil provincial, après plusieurs mois, semble bien avoir la volonté de signer prochainement un accord de collaboration avec la Fondation, dans l’objectif de valoriser la contribution des chevaux.

Cependant, pour l’instant, il semble que travailler en toute sécurité et correctement est déjà un défi. Aujourd’hui, la Fundació Miranda, tous les Pottoka, ânes, chevaux, bénévoles, marraines, partenaires, équipe de direction, conseil d’administration, partisans du projet et autres ONG pleurent la perte de RIBA, le plus petit individu de sa famille. Une perte aussi inestimable que la contribution qu’ils apportent chaque jour à l’espace qui les accueille et aux gens qui les visitent et les suivent avec grand intérêt !

Nous demandons une diffusion dans les médias, pour que la mort de RIBA ne soit pas vaine. RIBA sera le nom du projet pour la conservation et la prévention des incendies avec les poneys Pottoka de la Fondation Miranda, honorant tout ce que ce petit Pottoka et sa famille nous ont apporté.

Nous appelons les personnes, les associations, les ONG, les groupes (cyclistes, randonneurs, animaliers, sportifs …) à demander un changement de réglementation pour une coexistence pacifique en milieu naturel de notre pays.

Nous voulons que nos gouvernements commencent à valoriser des projets comme les nôtres, à les protéger et à les soutenir, et à assurer le bien-être et la sécurité de tous les êtres dans les milieux naturels.

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9 réflexions sur “La mort de Riba”

  1. Affligée et triste…. encore un évènement dont les chasseurs sont responsables. La cohabitation est vraiment compliquée…. Il est tentant de mettre tous les chasseurs dans le même panier mais force est de constater qu’ils sont loin d’être « les protecteurs de la biodiversité » comme ils aiment se définir.
    Des accidents impliquant des humains sont aussi à déplorer, punaise, comment faire ?
    Riba représente effectivement tout un symbole. Compassion sincère et à leurs gardiens.
    Merci de ce que vous faites pour eux, l’adversité est tenace parfois.
    Bon retour à Riba au pays des étoiles.

  2. Eh oui, ces gens là sont malades, un peu comme des morts-vivants, ils s’attaquent à tout ce qui bouge… Irrécupérables : une véritable calamité ~ des nuisibles, ne pas avoir des mots
    RIP Riba*

  3. Dernière minute une laie\sanglier apprivoisée, abattue par un chasseur en région parisienne…
    no comment *

  4. Révoltant ! Toutes ces belles initiatives réduites à néant par la bêtise des chasseurs , tout comme la chasse aux oiseaux (à la glu…), la destruction des blaireaux, et j’en passe ! Très triste !

  5. Michel LAFORET

    Triste nouvelle mais Bravo pour votre travail extraordinaire de conservation du Pottoka primitif. Nous pourrons bientot en accueilir un petit troupeau conservatoire sur la Réserve de La Maison du Pottok à Bidarray côté Nord afin de multiplier les groupes, en complément de nos Pottoks de Type Originel qii sont identiques.

  6. Aujourd’hui nous parcourions les campagnes de Normandie en famille pour revenir de vacances et éviter la monotonie de l’autoroute. Nous étions émerveillés par les lièvres devenus si difficiles à voir de nos jours dans les champs emplis de pesticides et labourés en permanence. Nous comptions les animaux et là tiens, 3 chiens et 5 chasseurs fusils sur l’épaule cela a choqué ma fille de 10 ans qui ne comprenait pas pourquoi tuer ses adorables animaux! Eh oui, l’homme veut également contrôler la nature les chasseurs ont décimé les prédateurs et s’attaquent aux herbivores. Tuer toujours plus pour rester les seuls maître. C’est affligeant la stupidité de l’homme…
    Nous sommes de tout cœur avec vous dans votre douleur de cette perte.

  7. Bonjour, nous sommes l’association Nature Eaux Pattes (pieds nus et liberté des chevaux en Bretagne) Les chasseurs nous ont fait euthanasier 2 membres de notre troupeau. Ils ont empoisonnés les 3 autres qui par chance int survécus. Nous compatissons de tout coeur. Nous allons diffuser votre lettre sur notre page FB.

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