Pierre Enoff - Octobre 2025
Au-delà de ce qui est affiché par le syndicat des maréchaux ferrants comme étant une « victoire », rien de nouveau ou d'extraordinaire et pas de quoi être fier – cf. article de 2018
Parare : parō parās parat parāmus parātis parant
Il est logique que l'acte de parage soit attribué aux maréchaux-ferrants.
Parage vient du latin parare, qui signifie préparer. Les maréchaux préparent le sabot en vue de la pose du fer et considèrent que le ferrage est un acte de soin, de protection du sabot, restant persuadés que le cheval se réceptionne sur sa paroi, ce qui demeure un contre-sens biologique, le cheval se réceptionnant sur sa fourchette.
Quand on ne contraint pas le cheval à se réceptionner sur ses ongles en le ferrant, quand on ne pose pas de fer, il n'y a rien à préparer, rien à parer !
Rassurons ceux qui font acte d'entretien de la boîte cornée, les sabodicures, autrement dit les toiletteurs. Ils et elles ne sont d’évidence pas concernées par le parage, donc pas concernées par cette décision de la cour de cassation y faisant référence, puisqu’elles ne peuvent en aucun cas faire acte de préparation, même si certaines, pour des raisons d’identification, se présentent comme « pareurs naturels ».
Ce n’est pas en se bagarrant judiciairement que les chevaux vont tout à coup se réceptionner sur leurs parois ! Aucune intervention de la justice ne modifiera les bases de la locomotion équine.
Avec la complicité des institutions, la maréchalerie reste cette activité qui, au mépris du savoir contemporain, réussit l’exploit de continuer à promouvoir abusivement une croyance présentant l’acte de préparation au ferrage, l’acte de parage, comme étant un acte de soin.
La maréchalerie est un acte non conforme à l’article L-214-1 du Code rural précisant que les animaux sont des êtres sensibles, or nous savons maintenant que le ferrage rend le cheval insensible en inhibant la fonction extérioceptive de la boîte cornée.
Les combats d’arrière-garde empestent la naphtaline mais les faits sont têtus. Tôt ou tard, le savoir moderne s’impose.
Jour après jour, la supercherie du concept « parage-ferrage-soin » est démasquée par de plus en plus d’équitants et sa mise au rebut appréciée par de plus en plus de chevaux !