La pratique du mors est installée dans le monde équestre comme une évidence.

Regardons d’un peu plus près ce qui se passe quand un objet, le mors, est positionné dans la bouche du cheval.

L’utilisation du mors provoque un défaut d’occlusion de la mâchoire. Lorsque le cavalier agit sur les rênes, même légèrement, l’action physique du mors en appui sur les barres et les prémolaires inférieures provoque un glissement du maxillaire inférieur. Le décalage entre mâchoire inférieure et mâchoire supérieure va avoir des conséquences aussi discrètes que ravageuses. Le défaut d’occlusion empêche la mâchoire du bas de trouver sa position de repos dans le système articulaire des mâchoires. Il provoque un mauvais glissement de la mâchoire. Les muscles masticateurs tentent vainement de rétablir un contact harmonieux des dents, un « affrontement » correct entre les dents des deux mâchoires. Ce contact, quand il n’est pas perturbé, garantit une bonne mastication, élément préparatoire à une bonne digestion. Ces muscles masticateurs présentent alors des contractures qui génèrent une crise migraineuse. L’utilisation d’un mors donne un mal de tête insupportable à votre cheval. (Bibli. Docteur Renaud LATOURTE). cf Sadam.

L’utilisation du mors est une méthode invasive. La ferraille placée dans la bouche du cheval qui, au-delà du désir de le « diriger », génère des troubles respiratoires et dentaires, interfère sur la locomotion, provoque des douleurs et des ulcérations buccales. Tous les cavaliers savent bien que l’on n’arrête pas un cheval qui « embarque » avec un mors. Quand un cheval « se défend » et « embarque », c’est le signe que la relation n’est pas harmonieuse et que le cheval a un compte à régler avec son cavalier. Ce n’est pas par la douleur dans la bouche que le cheval sera à l’écoute de son cavalier, bien au contraire. Le cheval partenaire, non contraint, est un individu attentif, à l’écoute des intentions de son cavalier. Pour assurer la transmission d’intention, une surnasure suffit au cavalier respectueux de son cheval. Contrairement à ce qui est souvent dit, le mors ne décontracte pas le cheval, il le fait saliver, ce qui déclenche une mise en route digestive alors que l’estomac est vide

En conclusion, comme pour le ferrage, le mors convient aux cavalières jamais aux chevaux, même avec une « main légère » étant établi que la simple présence d’un objet dans la bouche trouble. Essayez vous même ! Le mors est une pratique inutile, il y a bien d’autres approches plus douces et plus respectueuses pour communiquer avec les chevaux qu’avec un bout de ferraille dans la bouche, ne trouvez vous pas ?

Enlevez le mors, votre cheval va vous dire « merci, elle a enfin compris » !

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