Le cheval Onguligrade n’existe pas !

A quel moment le cheval va-t-il sortir de ce cauchemar que représente sa rencontre avec l’humain ?

Certains humains, trop peu nombreux, comprennent que l’incarcération, l’isolement ne sont pas convenables pour le cheval. D’autres humains respectent cet herbivore strict en cessant de le nourrir avec des graines et des granulés ravageurs, enlèvent les mors et abandonnent la pratique désastreuse du ferrage.
Ne plus clouer de ferraille sur l’ongle du cheval est une nette progression dans le respect de cet individu. Oui mais voilà, abandonner le ferrage demande une autre approche que celle qui consiste à rendre le cheval insensible en lui mettant des dés à coudre au bout de ses doigts.
La période post-déferrage demande de la patience et le choix louable des sabots libres requiert de l’attention et du savoir, qualités qui semblent bien trop souvent absentes chez une espèce humaine encline au caprice et à l’égoïsme.

bandes-sabots

L'ensemble du sabot est une production épidermique. A ce titre, comme toute production épidermique, il est indispensable pour le sabot de "respirer". Imaginez que vous plongiez votre majeur dans un dé à coudre rempli de silicone et que vous l'y laissiez durant 5 semaines. Aucun doute, votre état de santé en général ainsi que celle de votre doigt en serait altéré…

A quel moment l’humain va-t-il intégrer cette réalité : le cheval n’est pas un onguligrade !!!

Les chevaux pourraient se réjouir sans retenue en constatant que de plus en plus de propriétaires ne les ferrent plus. C’est sans compter sur la bêtise humaine qu’ils sont contraints de côtoyer. L’humain est plein de ressources dès l’instant où il y a gain immédiat, qu’il soit de simple consommation ou destiné à alimenter un marché économique. Il faut vendre et consommer, même si c’est aux dépens du cheval.
Le cheval pieds nus, non préparé au terrain dur des sentiers, a du mal à se déplacer. Qu’à cela ne tienne, ces « nouveaux propriétaires » vont lui coller des bandes de tissu polyester imprégnées de résine de polyuréthane, fixer des fers en plastique, ajuster des plaques, appareiller, visser, coller…
C’est ainsi qu’ils vont passer du fer cloué aux bandes et aux fers collés.
Toutes ces alternatives aux fers sont, en termes de locomotion, toujours et encore basées sur la théorie de l’ongle porteur, théorie qui est un grave contre-sens scientifique et qui génère des désordres souvent irréversibles.

Les chevaux doivent, à juste titre, être désespérés. Ils pensaient sortir de siècles de ferrage, de siècles durant lesquels l'humain le contraignait à se déplacer sur ses ongles. Les voilà repartis pour des années d’ersatz au ferrage, conséquence d’une ignorance crasse de l’humain, toujours persuadés que le cheval se réceptionne sur ses ongles.

fer collé

Pourquoi la pratique des bandes et des fers plastiques n’est ni conforme ni légale

L’abandon du clou, souvent remplacé par des vis, l’abandon du fer pour le plastique ne doivent pas nous distraire. Hormis le côté invasif du cloutage, le fait de remplacer les clous par de la colle ou des vis change peu de choses. Subsistent toujours une macération épidermique sous l’objet installé, toujours une perturbation de la sensibilité, toujours un accroissement de la masse en bout de membre et toujours et encore un appui non conforme à la réception.

Constatons que le cheval est patient, il attend que l’humain acquière les bases concernant sa locomotion. En revanche l’humain, lui, manque de patience. Il souhaite utiliser le cheval sans délai, comme une machine. Il l’appareille au mépris du respect de ses impératifs biologiques…
L’un des impératifs biologiques majeurs du cheval est de se réceptionner sur sa fourchette, élément protecteur du coussinet digital, et pas sur son ongle – ce qu’il est contraint de faire en présence de bandes ou de fers collés.
Ne pas respecter les impératifs biologiques d’une espèce est illégal aux termes de la loi L. 214 du Code rural, mais se banalise quand il s’agit du business d’un monde équestre décidément incorrigible et irrespectueux du vivant…

 

Extrait du Memento Impertinent

Ongulé : adj. et subst. masc. Étymol. et Hist. 1756 sing. dont le doigt est terminé par un ou plusieurs ongles épais.

Onguligrade : adj. et nom masc. Etymol. du latin ungula (ongle) et du latin gradus (pas, marche)

Le cheval est un ongulé, il a bien un ongle épais, mais ce n'est pas un onguligrade étant donné qu'il ne se déplace pas sur son ongle. Il se réceptionne sur sa fourchette qui n'est pas un ongle.

Pour rappel : le sabot du cheval n'est pas monolythique. Il est constitué de trois textures différentes ayant trois fonctions différentes.

Sur quelle partie du sabot se réceptionne le cheval ? Lire l'article

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